Autres auteurs

Inconnus


Nombre d'articles et de poèmes ne sont pas signés ou comportent des initiales ou encore un alias dont on ignore à ce jour le répondant. Ce sont les inconnus de la littérature capverdienne. Pour autant, leurs textes nous sont restés et offrent une information non négligeable sur la culture de leur époque, les moeurs, la vie...
On pourra les retrouver sur ce site dans la section "Revue", respectivement sous chacun des onglets de périodiques qui les ont édités. 

Artur AUGUSTO (1912-1983)


On ne sait pas grand chose sur Artur Augusto si ce n'est qu'il est un écrivain, poète, romancier, essayiste et critique d'art capverdien.
On lui connaît deux articles:

  • "António José da Silva: alguns aspectos da perseguição aos judeus", Seara nova, n° 435-436 (16/05/1935), p. 50-51  (web)
  • "Pagina da Mocidade: O que é a literatura do passado para a mocidade presente", Seara Nova, n° 370 (04/01/1934), p. 153  (web)

Eileen Almeida BARBOSA (1982 - )


Eileen Almeida Barbosa est né le 23 février 1982, à Dakar (Destino de bai) ou à Mindelo (Facebook).
Elle effectue cependant sa scolarité à Mindelo et poursuit ses études en Tourisme et marketing en Algarve, au Portugal.
Elle s'adonne à l'écriture depuis sa plus tendre enfance et à reçu le National Pantera Revelation Prize for Short Stories en 2005, pour ses nouvelles, et le Pantera Revelation Prize for Poetry, en 2007, pour son recueil Eileenístico. paru à compte d'auteur la même année (Mindelo, 171 p.).
Elle collabore par la suite avec le suplément A revista  du journal A semana.
Elle tient par ailleurs un blog depuis 2006, dans lequel on peut retrouver ses poèmes et ses humeurs du jour: "Soncent". O blog de literatura fresca e ideias rascas, desde 2006 a arrancar sorrisos".
D'autres poèmes ont été publiés dans les recueils collectifs ou anthologies suivants:

  • "O rei destripado", Artiletra: JORE / Jornal revista de educação, ciência e cultura, ano XXVII, n° 143-144 (07-08/2017), p. 2
  • "A minha gente", in Erica Antunes Pereira / Maria de Fátima Fernandes / Simone Caputo Gomes (ed.), Cabo Verde, 100 poemas escolhidos, Praia: Ed. Pedro Cardoso, 2016, p. 161
  • Francisco Fontes (ed.), Destino de Bai: antologia de poesia inédita cabo-verdiana, Coimbra: Saúde em português, 06/2008:
  1. "Mil declarações", p. 41-43
  2. "Tantas palavras", p. 44
  3. "A minha gente", p. 45
  4. "A primeira história", p. 46
  5. "Atrás da parede", p. 47
  6. "Do meu lado o teu lado", p. 48
  7. "Poemas de amor", p. 49
  8. "Sem juras de amor", p. 50
  9. "Sou uma Caboverdesa", p. 51-52
  10. "Loucuras da vida", p. 53
On pourra également lire les articles et interviews suivants:
  • Xoán Costa, "Eileen Almeida Barbosa: coser a realidade com fios de ficçõ", sermosgaliza.gal, 10/01/2016, en ligne  (web)
  • Teresa Sofia Fortes, "Portrait: Eileen Almeida Barbosa: There is no Critical Spirit in Cape Verde", A semana, n° n/a (08/05/2007), en ligne?
*****
A MINHA GENTE

A minha gente
Parece ter brotado
Desta terra seca

Brotada dos vulcões
Nascida de uma concha
Que o mar depositou na areia.

A minha gente
Tem rugas de olhar o longe
Rugas de rir
De sofrer
E de morrer
As de morrer são mais bonitas
Provam o renascer

A cada dia.
http://soncent.blogspot.com/2017/09/a-minha-gente.html#more

Augusto BARRETO (1850ca - 1880ca)


Joaquim Maria Augusto Barreto est né vers 1850 sur l'île de Brava. De la même génération que Guilherme Dantas et Eugénio Tavares, il fait partie de ce que l'on a dénommé le "triângulo poético", soit ce que l'on a considéré comme les poètes majeures de l'époque.
Autodidacte, Augusto Barreto achéve ses études primaires et travaille. Il obtient un poste de fonctionnaire au Secrétariat général du gouvernement à Praia.
On ignore si sa santé était mauvaise, mais il meurt assez jeune, vers 1880.
Peu d'écrits de lui nous sont parvenus, l'essentiel provient du journal O independente  qu'il fonda avec Guilherme Dantas en 1877 et qui paru jusqu'en 1889, et de l'Almanach luso-brasileiro  auquel il collabora en 1885. Dans celui de l'année 1889, un certain Novato Africano lui dédie un poème "Lágrimas sobre o túmulo de Augusto Barreto". Pour le reste, il est un poète de son temps, reprenant le style lyrico-romantique de l'époque, appréciant les "redondilha maior" et le "endecassílabos"...

  • "A vida", Artiletra: JORE / Jornal revista de educação, ciência e cultura, ano XXII, n° 114-115 (01-03/2013), p. 2
  • Almanach luso-brasileiro, 1885

Alexandrino DIAS (1955ca-)

Alexandrino Francisco Fortes Dias, plus connu sous le nom d'Alenxandrino Dias, est né le 10 juin 1955 (à une ou deux années près), à São Tomé e Príncipe. Ses parents orginaire de la ville de Ribeira Grande, sur l'île de Santo Antão, décide pourtant de rentrer six mois après sa naissance.
Il débute son cursus scolaire à l'école de Ribeira Grande, puis achève le secondaire dans les lycées de Mindelo, Praia et Sal, tour à tour, car il s'enrôle en avril 1975 dans les Forces armées du PAIGC. Il fait carrière dans l'armée et étudie dans des centres militaires du monde entier, dont l'ex-URSS, Cuba ou le Portugal. Gradé, il occupe différent poste de direction. En 2002, à l'âge de 46 ans, il prend sa retraite et occupe utilement son temps, résidant à Mindelo.
Il commence à écrire des poèmes dès son enfance, mais ce n'est que plus tard qu'il se sent le courage de les partager, ayant atteint une certaine maturité littéraire.
On lui doit deux recueils de poésie édités à compte d'auteur.

  • Doce mar e azul a girassol, Mindelo: Ed. do autor, 2015, 108 p.
  • Noites em resquicios de luz, Mindelo: Ed. do autor, 2011, 150 p.
A l'occasion de la sortie de son premier recueil, le 29 novembre 2011, la RTC lui accorde un reportage pour le JT.  (web)

José DIAS (?)


On ne sait quasiment rien de José Dias si ce n'est qu'il participa en 1899 à l'aventure de la Revista de Cabo Verde  dirigée par Luís Loff de Vasconcelos.

  • Revista de Cabo Verde, n° 3 (03/1899):
  1. "Controversias. A luz electrica em S. Vicente", p. 68-71
  2. "A empreza nacional", p. 101

Guilherme ERNESTO (1889-1967)


Guilherme Ernesto, ou Félix Valois Lopes da Silva de son vrai nom, est né en 1889 sur l'île de Santo Antão.
On ne sait quasiment rien de lui, si ce n'est qu'il écrit des poèmes, connu à travers un recueil intitulé Jardins nevados, dans la plus pure tradition du romantisme portugais, alors dépassé et récemment réédité, avec une préface de Baltasar Lopes.

  • Poesias escolhidas (do livro inédito  Jardins nevados), Santo Antão: Promotora Montanha, 11/1991, 128 p. (seleção de Francisco Lopes da Silva; prefácio Baltasar Lopes da Silva)

Anita FARIA (? - )


Antonieta Delgado Faria, alias Anita Faria, est née sur l'île de São Vicente.
Après des études au Portugal en Administration et Gestion, suivi d'un poste de fonctionnaire dans le même pays, elle part pour la Holande, à Rotterdam, où elle enseigne le hollandais aux étrangers.
Elle n'a publié aucun recueil ni texte, mais a été intégré à l'anthologie de Francisco Fontes, Destino de Bai, ce pourquoi elle figure sur cette page.

  • "A integração dos jovens na Holanda", Latitudes: cahiers lusphones. La diaspora capverdienne en France, n° 32 (04/2018), p. n/a
  • Francisco Fontes (ed.), Destino de Bai: antologia de poesia inédita cabo-verdiana, Coimbra: Saúde em português, 06/2008:
  1. "Ser humano", p. 115
  2. "Integração", p. 116
  3. "Mundo", p. 117-118
  4. "Noram e valor", p. 119
  5. "Revolta silenciosa", p. 120
*****
REVOLTA SILENCIOSA

Cala te!
Ordeno-te que te cales voz revoltante
Que em mim teima soltar-se.

Soltar-se à desgarrada, num grito ensurdecedor
e aos berros, contra a falsidade e as malícias da SOCIEDADE
e as dos HOMENS DO PODER.

Cala-te, voz revoltante que em mim teima soltar-se!
Cala-te, porque não serei compreendida,
Tâo-pouco escutada.

Sossega-te no meu íntimo.
.................................................
Vá!!! Durma de olhos abertos
E aguarda o momento para quando acordares
Pores tudo a nú.

in Francisco Fontes (ed.), Destino de Bai, 2008, p. 120


Margarida FONTES (1975 - )


Margarida Filipa de Andrade Antonio Fontes, plus connue sous le nom de Margarida Fontes, est née en 1975, à São Filipe, sur l'île de Fogo.
Elle effectue ses premières années scolaires à Fogo, puis le lycée à Praia. Par la suite, elle part étudier au Brésil, à l'Université fédérale de Bahia, où elle obtient une licence en communication.
Elle rentre au Cap Vert et devient journaliste.
Au sein de la Télévision capverdienne (TCV), elle obtient le poste de chef du Département de production et programmes, puis de directrice.
Par ailleurs, elle produit des séries de documentaires culturels, tels que "Monumentos e sítios", "Claridade incandescente", "Cabo Verde ambiente" ou encore "Grandes temas cabo-verdianos".
En 2004, elle commence à rédiger un blog: odiaquepassa.blogspot.com, dans lequel elle traite du journalisme ou de la Culture.
Elle s'adonne enfin à la poésie et a publié, en 2014, un recueil intitulé De lírios  (IBNL)
Certains poèmes ont également été publiés dans les recueils collectifs ou anthologies suivants:

  • "Poeta que sou", in Erica Antunes Pereira / Maria de Fátima Fernandes / Simone Caputo Gomes (ed.), Cabo Verde, 100 poemas escolhidos, Praia: Ed. Pedro Cardoso, 2016, p. 159
  • Amosse Mucavele (ed.), A arqueologia da palavra e a anatomia da língua: antologia poética, Maputo: Revista de literatura moçambicana e lusófona, 2013:
  1. "Carnaval em Salvador", p. 203
  2. "Lusotopias mil", p. 204
  • Ricardo Riso (ed.), "Cabo Verde: antologia de poesia contemporânea", Revista Africa e Afrícanidades, ano IV, n° 13 (05/2011):
  1. "Carnaval em Salvador", p. 92
  2. "Ao lado de mim", p. 93
  3. "Gosto", p. 94
  4. "Lusotopias mil", p. 95
  5. "Poeta que sou", p. 96
  • Francisco Fontes (ed.), Destino de Bai: antologia de poesia inédita cabo-verdiana, Coimbra: Saúde em português, 06/2008:
  1. "Pablo's", p. 143
  2. "Flashback", p. 144
  3. "Simplicidade", p. 145
  4. "Vidas passadas", p. 146
  5. "Carnaval em Salvador", p. 147
  6. "Waterfront", p. 148
  7. "Tarântula", p. 149
  8. "O mar nas suas loucuras", p. 150
*****
CARNAVAL EM SALVADOR

                  "Avant que le Destin jaloux ne te réduise en cendres"
                                                                     Leopold Sedar Senghor
Negros são os tambores desse cortejo
Negra esta parte de mim, aprisionada
E calada em voz, que Olodum nenhum,
Repõe ritmo à minha saudade ancestral...

Negra esta poesia que desconstrói a tarde,
A efusiva alegria que desfila, esta absurda
Gana dos adjectivos de ver meus gemidos
Diluídas áfricas de fantasia, folia e folião...

A miséria largada nesse grande genocídio
O noticiário em jeito de fome e de guerra
E a alforria visceral habitada nas favelas...

O morticínio da raça na bolsa de valores
Esta castração crioula de ser negra a luz
E parte de mim os tambores desse cortejo...

in Destino de bai, 2008, p. 147

Lay LOBO (1979 - )


Adelaide Alice Amado Nunes Lobo, alias Lay Lobo, est née à Kiev le 24 octobre 1979.
On ne lui connaît pas de production, mais elle a été intégrée à l'anthologie de Francisco Fontes, ce pourquoi elle figure sur cette page.
Elle a écrit la chanson “Xintadu ta papia ku mar" pour la chanteuse capverdienne Isa Pereira.

  • "Poèmes I à VII", in Francisco Fontes (ed.), Destino de Bai: antologia de poesia inédita cabo-verdiana, Coimbra: Saúde em português, 06/2008, p. 173-188

Chissana M. MAGALHÃES (1979 - )


Chissana M. Magalhães est née en 1979 et vit à Praia.
Elle se destine à l'écriture, comme elle le propose sur son blog https://about.me/chissana.
Intégrée à l'anthologie de Francisco Fontes, elle figure donc sur cette page.

  • Francisco Fontes (ed.), Destino de Bai: antologia de poesia inédita cabo-verdiana, Coimbra: Saúde em português, 06/2008:
  1. "Verso lunar", p. 211-215
  2. "Ame-a", p. 216

Borlido MARTINS (?)


On ne sait quasiment rien de Borlido Martins si ce n'est qu'il participa en 1899 à l'aventure de la Revista de Cabo Verde  dirigée par Luís Loff de Vasconcelos, puis dans A opinião  au début du XXe siècle.

  • "O poder do povo e a sua justiça", A opinião, ano I, n° 7 (1902), p. 2-3
  • "A vida de Portugal e suas colónias", Revista de Cabo Verde, n° 15 (1899), p. 6-7
  • "A vida de Portugal e suas colónias: continuação", Revista de Cabo Verde, n° 10 (1899), p. 6-7
  • "A vida de Portugal e suas colónias: continuação", Revista de Cabo Verde, n° 9 (1899), p. 9-11
  • "A vida de Portugal e as suas colónias", Revista de Cabo Verde, n° 7 (1899), p. 6-7
  • "A vida de Portugal e das suas colónias: continuação da número 3", Revista de Cabo Verde, n° 6 (1899), p. 5-7
  • "A vida de Portugal e das suas colonias", Revista de Cabo Verde, suplemento n° 3 (03/1899), p. 3-4
  • "O livro e a instrucção", Revista de Cabo Verde, n° 2 (02/1899), p. 45-47
  • "A imprensa e o seu poder", Revista de Cabo Verde, n° 1 (01/1899), p. 5-8

José Augusto MARTINS (1855 - 1915)


On ne sait quasiment rien de ce médecin-poète originaire de l'île de Sal, au Cap Vert, si ce n'est l'existence de trois ouvrages édités à Lisbonne. Arnaldo França écrivait à son sujet: "Horas tristes, da autoria de João Augusto Martins, médico, que se notabilizaria em Cabo Verde como autor de um livro que pelo desassombro da crítica ao meio e à governação se tornou emblemático no imaginário intelectual cabo-verdiano... " ("O nascimento e reconhecimento de uma literatura em prosa", in Manuel Veiga (ed.), Cabo Verde: insularidade e literatura, Paris: Karthala, 1998, p. 119-120).

  1. A Madeira e o seu clima, Lisboa: Imprensa nacional, 1901, 10 p., 25 cm.
  2. Horas tristes: impressões de viagens, Lisboa: Livraria António Maria Pereira, 1898, 201 p., 19 cm. (web)
  3. Madeira, Cabo Verde e Guiné: obra illustrada com 15 gravuras, Lisboa: Livraria de António Maria Pereira, 1891, 270 p., 27 cm.  (web)
Notons l'ouvrage de Carolino Monteiro, Duas palavras sobre o livro  Madeira, Cabo Verde e Guiné por João A. Martins, Lisboa: Impr. Minerva, 1892, 32 p., 22 cm.

Tomaz Dantas MARTINS (1926 - 1983)

Tomás Dantas Martins est né le 24 juillet 1926 (et non 1924) à Ponta do Sol, sur l'île de Santo Antão et meurt le 11 mai 1983, à Lisbonne.
Fils de Maria Adelina Feijóo Dantas (1901-1975) et de Tomás Botelho da Costa Martins (1879-1938), il épouse en 1949, en Guinée-Bissau, Hortência Áurea Sousa Martins (1926 - ?), née à Mindelo, dont il aura Maria Hortência, Hermãni César, Daniel Eugénio et Vladimiro Eugénio.
Après des études au lycée à Mindelo, il part en Guiné-Bissau où il travaille dans les douanes, puis se rend au Mozambique où il devient directeur des douanes.
Il publie des poèmes dans Claridade, Certeza   ou Notícias, de façon très ponctuelle. Aucun recueil ni ouvrage n'a été publié, d'où un faible corpus connu à ce jour.

  • "Poema para tu decorares", in Carmen Lúcia Tindó Ribeiro Secco (ed.), Antologia do mar na poesia africana de língua portuguesa do século XX, vol. II: Cap Vert, Rio de Janeiro: UFRJ, 1999, p. 57
  • "Poema para tu decorares", in Lúcia Cechin (ed.), Cabo Verde, Guiné-Bissau, São Tomé e Príncipe: poesia e conto, Porto Alegre (Brasil): UFRGS, 1986, p. 87
  • Manuel Fereira (ed.), No reino de Caliban: antologia panorãmica da poesia africana de expressão portuguesa  (vol. I: Cabo Verde / Guinée-Bissau), Lisboa: Seara Nova, 1975 (3a ed. 1988):
  1. "Poema para tu decorares (Claridade, n° 4)", p. 153; 1988, p. 147
  2. "Poema para tu decorares (Claridade, n° 5)", p. 154; 1988, p. 148
  • "Poemas", in Jaime de Figueiredo (ed.), Modernos poetas cabo-verdianos: antologia, Praia: Edições Henriquinas Achamento de Cabo Verde, 1961, p. 119-122
  • "Poema para tu decorares", Claridade: revista de arte e letras, n° 5 (09/1947), p. 32
  • "Poema para tu decorares", Claridade: revista de arte e letras, n° 4 (01/1947), p. 37
  • "Apontamento", Certeza: fôlha da academia, n° 3 (01/1945), p. 5
*****
POEMA PARA TU DECORARES
                                Para Hortênsia

Eu, feito corsário de aventuras estranhas,
um dia qualquer partirei
numa caravela branca de velas brancas
fazer o meu destino.

Na estrada verde que irei sulcar
as estrelas mostrar-me-ão o brilho dos teus olhos,
o vento, sussurrando, trar-me-á o ruído do teu riso
e outras caravelas brancas de velas brancas
estarão agora à minha procura.

E, assim, nós iremos
quebrar com as nossas mãos árvores seculares,
abrir com os pés os espinhos do nosso caminho...
E se algum dia eu voltar,
numa caravela branca
sem velas, sem mastros nem equipagem,
quando eu chegar ao pé de ti
cansado pelo fragor da luta,
os pés rasgados pelos espinhos do caminho,
as mãos ensaguentadas,
o rosto convulso,
sejam a carícia das tuas mãos
e o beijo da tua boca
um grito para que eu volte
para junto dos meus irmãos
continuar no fragor da luta
para a conquista do mundo...

Claridade, n° 5 (1947), p. 32

Jorge MIRANDA (?)


On ignore tout ce Jorge Miranda, qui a un homonyme portugais né en 1947, spécialiste en droit constitutionel, et un homonyme brésilien, poète et professeur, né en 1987.
Il figure ici, car il apparaît dans l'anthologie Destino de bai.

  • Francisco Fontes (ed.), Destino de bai: antologia de poesia inédita cabo-verdiana, Coimbra: Saúde em português, 06/2008:
  1. "Gigantes de pedra", p. 235
  2. "Liberdade fictícia", p. 236-237
  3. "Noite de gala", p. 238
​*****
NOITE DE GALA

Noite de gala!
As estrelas vigiam a sua alma,
Ninguém ao redor fala
Há verdadeira paz e calma...

As flores exóticas e formosas
Enviam mensagens silenciosas
Que penetram na noite tranquila
Noite serena, espectacular e bela

Ela olha para mim, sorrindo,
Acaricio os seus seios de donzela,
Que escapam entre as mãos, fugindo...
Num jeito que é só dela.
Maputo / Moçambique / 1973

​in Destino de bai, 2008, p. 238

MITO (1965 - )


Fernando Hamilton Barbosa Elias, alias Mito ou Mito Elias, fils de Dinastela do Espírito Santo de F´tima Pereira Barbosa (1931-2017) et de José Elias Mendes dos Reis (1935-2012), est né le 9 août 1965 à Praia.
Il étudie à AR.CO - Lisboa entre 1989 et 1991, et devient un poète, artiste plasticien, tout en s'adonnant parfois à la photographie.
Il fonde le fanzine des arts et des lettres Sopinha de alfabeto, dans lequel il édite aussi bien textes qu'illustrations de sa main.
Il vit à Lisbonne depuis 1989.
En juillet 2010, il a été décoré de la 1a Classe da Medalha do Ordem do Vulcão par le Président de la République. (web)

  • "PoeMito concretista", in Erica Antunes Pereira / Maria de Fátima Fernandes / Simone Caputo Gomes (ed.), Cabo Verde, 100 poemas escolhidos, Praia: Ed. Pedro Cardoso, 2016, p. 156
  • Francisco Fontes (ed.), Destino de Bai: antologia de poesia inédita cabo-verdiana, Coimbra: Saúde em português, 06/2008:
  1. "O gado da lua", p. 229
  2. "A flor de lis na boca do lixo", p. 230
  3. "Poema de nenhum lugar", p. 231-232
  • José Luís Hoppfer Cordeiro Almada (ed.), Mirabilis de Veias ao Sol: antologia dos novíssimos poetas cabo-verdianos, Lisboa: Caminho, 1988 (2a ed. 1991 / 3a ed. 1998):
  1. "Menção trágico-heróica", p. 392
  2. "Alternativa", p. 393
  3. "Calendário poético", p. 394-395
  4. "Estereotipia", p. 396
  • Sopinha de alfabeto: folha cultural de artes e letras, n° 1 (11/1986):
  1. "Sol poente na paisagem sonora" (III - 86), p. 5
  2. "Ao pé da letra" (dessin-texte), p. 6
  3. "sans titre (Para o grupo folclórico e recreativo...)", p. 8
  4. "A revolta e sua inflação" (II - 84), p. 13
  5. "Vitimas da evolução" (XI - 85), p. 17
  6. "Hora de ponta" (dessin-texte), p. 26
On lira aussi la critique suivante:
  • Ricardo Silva Ramos de Souza, "Mito Elias - Private zoom", A nação, n° n/a (24/06/2010), p. 16
*****
SOL POENTE NA PAISAGEM SONORA

A música predominava
Um ambiente vácuo
Diluindo-se na inibição em suma
Do querer mais.

Olhares penetrantes
Do fascínio sigiloso
Do silêncio...

Embriaguez de paixão!

Delírio
Em flagrante delito
Da clave de sol,
Aprisionando
O gargalo da noite.

MITO / III-86
Sopinha de alfabeto, n° 1 (1986), p. 5

José Maria NEVES (1960 - )


José Maria Pereira Neves est né le 28 mars 1960 à Santa Catarina, sur l'île de Santiago.
Après un cursus scolaire normal, suivit en particulier au Liceu Domingos Ramos, à Praia, il poursuit ses études au Portugal, grâce à une bourse du Cap Vert (1979-1981),  puis en administration publique au Brésil, à l'Escola de administração de empresas de São Paulo, où il obtient une licence en 1986. Enfin, il revient au Cap Vert et entre en politique au sein du parti historique PAICV.
D'abord député à l'Assemblée nationale, puis président de la Câmara de Santa Catarina, il a été Premier ministre de février 2001 à avril 2016.
En 2010, il tenait le blog http://josemarianeves.blogspot.com/.
Il s'adonne à l'occasion à l'écriture et figure dans l'anthologie de Francisco Fontes, Destino de Baia..., d'où sa présence sur cette page.

  • Cabo Verde - Gestão das impossibilidades, Funchal (Madeira): Rosa de Porcelana Editora, 10/2015, 136 p.
  • "Continuar o trabalho em prol do desenvolvimento do país", Nos Genti - Cabo Verde: negócios, pessoas e empreendedorismo, n° 4 especial (09/2012), p. 67-74
  • Uma agenda de transformação para Cabo Verde, Faro (PT): Letras Várias, 01/2011, 317 p.
  • "O caminho do futuro", in Francisco Fontes (ed.), Destino de Bai: antologia de poesia inédita cabo-verdiana, Coimbra: Saúde em português, 06/2008:, p. 345-346
*****
O CAMINHO DO FUTURO

É lindo o pôr-do-sol
na Cidade de Santiago
a minha velha cidade
de rostos antigos
e negros 
e brancos
da cor das estrelas

E
quando sobre o mar desce o sol
do meu corpo
arde de paixão o sangue
e as luzes da cidade
da minha cidade mais velha
na face queimada do Vulcão do Fogo
de repente caem

A beleza do mar e das estrelas
o amarelo do céu
e o brilho do Vulcão
eu fico a ver de longe

vontade de chorar
de gritar
de abraçar o mundo
de voar
livre
livre como as ondas do Mar
sinto, então

Nestas outras cidades
Recife
Olinda ou Maceió
quando o Sol
já é filho do Mar
e os rios Capibaribe e Beberibe
se abraçam
para nascerem nas mãos do Atlântico
as águas dos rios e dos lagos
com sal e doçura
negras de dor
sobem de novo
o caminho do futuro

À minha cidade
à velha cidade
hão-de chegar
para dizerem que, ontem, antes do nascer do sol,
trouxeram de lá
as negras
que sambam
ou batucam
e que querem devolvê-las
à eternidade

Na Cidade de Santiago
a minha velha cidade
à espera lá estarei
para as negras abraçar
e a água que chega do meu nordeste brasileiro
com amor de um mulato
perdidamente apaixonado
pelo sol
pelo mar
pelos lagos
pelas estrelas
beber

Afinal,
estas lagoas de águas
que são da cor da liberdade
no sangue batem-se com a força
de uma tempestade

in Destino de bai, 2008, p. 345-346


Valdemar PEREIRA (1930ca - )

Valdemar Pereira est né en 1933 à Mindelo et fut élève du lycée Gil Eanes. 
Il entre dans le monde du travail grâce à l'entreprise de Télégraphe de Mindelo, où travaillait son père.
En 1954, il émigre au Sénégal, à Dakar où il devient secrétaire, puis vice-consul du Quadro externo do Ministério dos negócios estrangeiros. Dans le même temps, il développe une grande activité culturelle auprès de la communauté capverdienne.
Dans le courant des années 1960, il est muté à Madagascar où il exerce les mêmes fonctions, puis en France.
Il est le fondateur et le président de l'Association France - Portugal.
Valdemar Pereira vit actuellement à Tours, en France.
Il décrit son parcours dans son oeuvre biografique O teatro é uma paixão. A vida é uma emoção  (2010),

  • Francisco Fontes (ed.), Destino de Bai: antologia de poesia inédita cabo-verdiana, Coimbra: Saúde em português, 06/2008:
  1. "Chuva", p. 261
  2. "Ela é bela", p. 262
  3. "Minha ilha, minha prisão", p. 263
  4. "I. Meu irmão emigrante", p. 264
  5. "II. Meu irmão que ficou", p. 265
  6. "Criada de dia, criada de serventia", p. 266
On lira avec intérêt la thèse de João Guedes Branco, Crioulização cénica: em busca de uma identidade para o Teatro cabo-verdiano  (2016 - web) qui montre l'importance de Pereira dans ce microcosme.
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CHUVA
         "Si câ tem chuva morrê de sede
          si chuva bem ta morrê fogóde"
          Gabriel Mariano


A chuva que goteja na mansarda
É uma preciosidade cor de prata
Que vem para adubar as plantas
É tão empolgante e nos encanta.

Ao cair até parece que cadência
Uma melodia que só nos delicia
Com a sua graça e sua harmonia
E desperta um morto na agonia

A chuva esperada, chuva temida
A chuva querida sem a trovoada
A chuva para inundar a herdade
Para a destruir numa enxurrada

A chuva que acalma a nossa sede
Para depois nos envolver na rede
Com tanto estampido e sua sanha
Como se fôssemos bichos-aranha

Chuva que descarga em aguaceiro
Não só para sumergir o sequeiro
Chuva sem medida, chuva torrente
Que vem para levar a nossa gente
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MINHA ILHA, MINHA PRISÃO
         Meu irmão ilhéu
         Este poema é teu

Minha ilha, meu paraíso imaginário, meu mundo
Minha ilha tão bela com o seu solo seco, imundo
Minha ilha sem ribeiros sem chuva nem Inverno
Minha ilha que me enclausura como num inferno

Minha ilha de fortes tentáculos tão imprevisíveis
Como sórdidos, também sabidos, imperceptíveis.
Ilha que segurou definitivamente o meu coração
Que não me doou uma alternativa ou compaixão

Ilha com as colinas e o seu Monte que é de Cara
Sua gente dedicada e resignada que nunca pára
O seu Porto que foi Grande e muito frequentado
Eu, meu corpo aqui meu espírito lá acorrentado

Ilha com as praias de areia branca de rara beleza
Com seu céu azul e o mar límpido de anil e pureza
Das tamareiras e coqueiros mirrados por esse sol
Tropical, abrasador mas salutar, sem outro igual

Minha ilha de terra vermelha que gera animação
De múltiplos sortilégios, de actividades de vulcão
Minha ilha que favorece bom convívio e evasão
É assim a minha ilha, a minha sempiterna prisão


in Destino de bai, 2008, p. 261

Guilherme ROCHETEAU (1924 - 1999)


Guilherme dos Reis Rocheteau est né le 6 janvier 1924 à Ribeira Grande, sur l'île de Santo Antão et meurt au même endroit le 26 août 1999.
Fils d'Estela Matutina Rocheteau (1896-1972) et d'Armando Rocheteau (1892-1972), il épouse Estrela Barbosa do Quental Mendes le 7 mai 1949, à Praia, dont il aura 3 enfants: Maria da Luz, Maria Delfina et Armando Clarence.
Après des études au Lycée Gil Eanes de Mindelo, il devient fonctionnaire de concelho, puis employé de banque à Praia, puis part travailler au Mozambique jusqu'en 1957.
Il fait partie de l'Academia Cultivar de Mindelo, ainsi que de l'équipe fondatrice de la revue Certeza  à tendance néo-réaliste et collabore à des journaux capverdiens tel que Cabo Verde, et mozambiquiens tels que Notícias  ou Diário de Moçambique.
Du fait qu'aucun ouvrage de sa main n'ait été édité, on ne lui connaît qu'une très faible production poétique.

  • "Presença de Gilberto Freyre", in Salvato Trigo (ed.), Matrilíngua: antologia de autores de língua portuguesa, vol. II, Viana do Castelo: Câmara municipal de Viana do Castelo, 1997, p. 222-223
  • "Presença de Gilberto Freyre", in Lúcia Cechin (ed.), Cabo Verde, Guiné-Bissau, São Tomé e Príncipe: poesia e conto, Porto Alegre (Brasil): UFRGS, 1986, p. 35-36
  • Manuel Fereira (ed.), No reino de Caliban: antologia panorãmica da poesia africana de expressão portuguesa  (vol. I: Cabo Verde / Guinée-Bissau), Lisboa: Seara Nova, 1975:
  1. "Panorama", p. 143-144
  2. "Caminhos", p. 144-145
  3. "Presença de Gilberto Freyre", p. 145-146
  • Jaime de Figueiredo (ed.), Modernos poetas cabo-verdianos: antologia, Praia: Edições Henriquinas Achamento de Cabo Verde, 1961:
  1. "Panorama", p. 97-98
  2. "Caminhos", p. 99
  • "Caminhos", Cabo Verde: boletim de propaganda e informação, ano XI, n° 122 (10/1959), p. 20 
  • "Temas culturais ultramarinos: o caso de Cabo Verde III" (extrado do jornal Notícias  de Moçambique), Cabo Verde: boletim de propaganda e informação, ano IX, n° 105 (1958), p. 13-15
  • "Temas culturais ultramarinos: o caso de Cabo Verde II" (extrado do jornal Notícias  de Moçambique), Cabo Verde: boletim de propaganda e informação, ano IX, n° 104 (1958), p. 21-23
  • "Temas culturais ultramarinos: o caso de Cabo Verde I" (extrado do jornal Notícias  de Moçambique), Cabo Verde: boletim de propaganda e informação, ano IX, n° 103 (1958), p. 21-23
  • "Pontos de vista", Cabo Verde: boletim de propaganda e informação, ano IV, n° n/a (1952), p. n/a 
  • "Presença de Gilberto Freyre", Cabo Verde: boletim de propaganda e informação, ano III, n° 26 (1951), p. 16-17
  • "Em tôrno do Noticias de Cabo Verde", Certeza: fôlha da academia, n° 2 (06/1944), p. 3
  • "Panorama", Certeza: fôlha da academia, n° 1 (03/1944), p. 4
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PANORAMA

Ao longe
na distância da manhã por vir,
na indecisão das camuflagens
e do rumor da guerra,
há agonias esbatidas no negro-fumo
da pólvora
dos homens que se batem.
Aquém, é a luta na retaguarda!
Às dores que nos campos de batalha
o golpe de mesericórdia é dado
pela metralha,
correspondem nas fileiras de traz
ansiedades intérminas de almas
e lutas maiores...
Há evacuações, despedidas, alarmes,
e notícias de comboios torpedeados.
Há a guerra dos nervos destrambelhados:
A guerra que ficou em nós
das notícias de guerra!
E há noites incalmas
de almas
que escrevem poemas
aos poemas dos nossos nervos em guerra.
E fica-nos a certeza
de que há um «front» em toda a gente.
A leste, ao Sul, no espaço.
Em nós
há guerra. -- Aqui e além.

Certeza, n° 1 (1944), p. 4

Emanuel Braga TAVARES (1945 - 2010)


Emanuel Braga Tavares, dit Xanon ou Shanon, est né en 1945 à Assomada, sur l'île de Santiago, et meurt en 2010.
Il suit une scolarité normale sur l'île, à Assomado, puis à Praia.
On ne sait que peu de choses sur lui. Il est avant tout un "homme de l'Indépendance", plus qu'un écrivain. Il entre dans les réseau clandestin du PAICG, ce qui lui vaut d'être capturé par la PIDE et d'attérir en prison. Après le 25 avril 1974, il devient l'un des responsable du futur parti unique. Le Cap Vert libéré, il est élu à l'Assemblée nationale.
Il n'a publié que des poèmes et des nouvelles, mais aucun ouvrage à son nom. Il commence à écrire ses textes en prison, uniquement en créole. Il les publie dans Ariópe, le suplément culturel du journal anti-colonialiste Alerta! 
Ses quelques textes ont été repris dans des anthologies de littérature capverdienne (voir ci-dessous).
A partir des années 1990, il vit en Hollande où il a émigré.
Il occupe cependant le siège n° 39B des Patronos / Imortais da Academia Cabo-verdiana de Letras, fondée en 2013.

  • José Luís Hoppfer Cordeiro Almada (ed.), Mirabilis de Veias ao Sol: antologia dos novíssimos poetas cabo-verdianos, Lisboa: Caminho, 1988 (2a ed. 1991 / 3a ed. 1998):
  1. "Labrador di kampu largu", p. 166-168; 1998, p. 178-179
  2. "Kabral ka morrê", p. 169-170; 1998, p. 181-182
  3. "Gentis o gentis", 1998, p. 180
  • Luís Romano (ed.), Contravento. Antologia bilingue de poesia cabo-verdiana, Taunton (MA / USA): Atlantis Publishers, 1982:
  1. "Rekado / Recado", p. 96-99
  2. "Bingança di kadabra / A vingança dos cadáveres", p. 100-105
  3. "Kabral ka morre / Cabral não morreu", p. 106-109
  • "Kabral não morreu", in Mário de Andrade (ed.), Antologia temática da poesia africana  (vol. II: O canto armado), Lisboa: Sá da Costa, 1979, p. 176-178
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KABRAL KA MORRÊ

Na flor fumado di fumo sagrado
Na libri noti'l misterio d'Afrika
Na mê di floresta
Lumi di ôro faiska strela
Fumo di prata subi d'incenso
Fiticêro labanta tam

Na si ôdjo, si rosto
E-â un kussa galanti di konta
Más na si mô si mô n' drêta
Sustêdo ko sustento d'odio'l bingança
Staba un lánça rixo di fero preto
Ponta d'aço, ôro finu'l marfim
Na si bóita staba buitos
Di tudu fantasma tâ bádja
Ti kanto luminar pága
N'tom na mato ôbido un djáto,
Kabral ka morrê!

Lância na mato nobidadi'l bo nomi
Lância na mar lágua burmédjo'l bo sangui
Lância na céu strela nôs luz

Arvis kutelos plantas tudu trêmê
Na séti krédo séti banda'l mundo
S'tribilim kunssa inda simé
Bem rátcha tchom na pé di kruz

Tchôro sofrimento suparaçam
Oséncia à distancia!
Má korneta djâ pupa
Djâ pupa sangui'l bingança
Ki kudi na monti na lém na kobom
pâ tudo banda ah Kabral!...
Konberso d'ora ê bô na bóka
Alêbo firmi na kada nôris
N'tom bo stâ bibo Kabral ka morrê!

Kabral ê noti!
Kabral ê koncéncia!
Kabral ê bandera!
Kabral ê liberdadi!

Djassi ê noti'l sono ki áta korda,
Na socego turbuléncia d'Afrika
Pâ possento d'aima sima si sonho
Na labada libri tâ korê ago...

Mirabilis de veias ao sol, 1998, p. 181-182

Paula VASCONCELOS (1966 - )


Paula Virgínia Andrade Vasconcelos Lopes, plus connue sous le nom de Paula Vasconcelos, est né le 2 novembre 1966, sur l'île de São Vicente.
Elle étudie la médecine à Lisbonne et se spécialise dans le domaine de la Santé publique. Elle a été nommé en décembre 2015 médecin dans l'Unidade local de Saúde do litoral Alentejano (USLA), au Portugal.
En plus de l'écriture, elle s'adonne à la photographie et voyage beaucoup.
Elle collabore à plusieurs revues capverdiennes dont Voz di povo, Sopinha de Alfabeto, Folhas Verdes, Ponto e virgula, Artiletra, A semana, O cidadão..., parfois sous les pseudonymes de Paula, Paula Seelt ou Paula Virgínia.

Bien que ayant une production littéraire réduite, elle occupe le siège n° 39B des Patronos / Imortais  da Academia Cabo-verdiana de Letras, fondée en 2013.

  • Amosse Mucavele (ed.), A arqueologia da palavra e a anatomia da língua: entologia poética, Maputo: Revista de literatura moçambicana e lusófona, 2013:
  1. "As palavras", p. 76
  2. "Harmattan", p. 77
  • Ricardo Riso (ed.), "Cabo Verde: antologia de poesia contemporânea", Revista Africa e , Afrícanidades, ano IV, n° 13 (05/2011):
  1. "Do fundo do chão", p. 126
  2. "Para além da palavra", p. 127
  3. "Para além de ti", p. 128
  4. "Harmattan", p. 129
  5. "As palavras", p. 130
  • Francisco Fontes (ed.), Destino de Bai: antologia de poesia inédita cabo-verdiana, Coimbra: Saúde em português, 06/2008:
  1. "Meu lugar", p. 309
  2. "Outubro", p. 310
  3. "No lugar das águas", p. 311
  4. "Mar nu, forte, doce", p. 312
  5. "O agri-doce da tua língua", p. 313
  6. "Demora", p. 314
  7. "Por uma prece", p. 315
  8. "A mar", p. 316
  9. "Essa tua mão", p. 317
  10. "Vou-te", p. 318
  11. "Eu sei que a tua solidão", p. 319-320
  • (?) Paula, "Ligação fluente", Ponto e vírgula: revista de intercâmbio cultural, n° 17 (12 / 1987), p. 22-23
  • "Meus sonhos", Sopinha de alfabeto, n° 2 (04/1987), p. n/a
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HARMATTAN

Chegaste tu poeira em bruma secando o ar
e quase o mar.
Armo um barco para te enfrentar estiro
cordas e velas
e sem falar
a navegar
me fico.

in A arqueologia da palavra, 2013, p. 77