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"N'oubliez pas vos doutes... Méfiez-vous! L'esprit de celui qui croit est un esprit qui stagne. Il ne se développe pas vers l'extérieur, dans un univers infini."
Frank Herbert, Les hérétiques de Dune
Un fou à la Maison Blanche : le début d'une Amérique dictatoriale ! (2026)
Alors que les politicien(ne)s européen(ne)s continuent à se voiler la face, invoquant la raison, la réalité ou l'ordre économique mondial, Donald "The King of TACO" Trump se dévoile enfin de manière claire et évidente, comme étant un parfait dictateur en devenir.
- Une seule loi, celle de Trump
- Une seule pensée morale acceptable, celle de Trump
- Une seule direction, celle de Trump
- Un seul leadership, celui de Donald Trump
- Un seul génie, Donald Trump
- Un seul Dieu... Donald Trump
Contrairement aux dires de la ministre déléguée au ministère des armées française, qui veut absolument replacer les faits dans la réalité, celle d'un ordre mondiale qui ne change pas car il est impossible que Trump entraîne une guerre avec les alliés de toujours et parce que le monde de la Finance ne pourrait l'admettre, business is business, nous répondons qu'un fou reste un fou et que l'Histoire est remplie d'exemples qui montreraient à eux seuls qu'il ne faut pas trop s'attacher à la "réalité" imaginaire des politicien(ne)s en exercice qui rêvent que tout reste comme avant.
Donald Trump est au XXIe siècle ce que Woodrow Wilson est au XXe siècle. À peine 100 ans les séparent et le gang MAGATRUMP se contente d'un vulgaire et ridicule copié-collé historique. Mais qui était Woodrow Wilson ? Le premier sudiste à être élu président américain depuis 1848, dans une confrontation avec Theodore Roosevelt. Voici ce qu'en retient Wikipedia :
"Sur le plan intérieur, bénéficiant d'une majorité au Congrès, il met en place son programme progressiste de New Freedom (« Nouvelle liberté ») et fait instaurer l'impôt fédéral sur le revenu. Il participe à l'instauration de la Réserve fédérale des États-Unis et promulgue le Federal Trade Commission Act ainsi que le Clayton Antitrust Act pour promouvoir la concurrence.
Lorsqu'éclate la Première Guerre mondiale, il prône la neutralité des États-Unis. Lors de la présidentielle de 1916, alors qu'il se targue d'avoir tenu la nation à l'écart des conflits en Europe et au Mexique, il remporte de justesse un second mandat. Mais l'année suivante, il fait entrer son pays en guerre, mettant ainsi fin à presque un siècle d'isolationnisme au profit d'une politique interventionniste toujours en cours un siècle plus tard.
L'héritage de Wilson fait l'objet de réévaluations radicales, en ce qui concerne son adhésion à des opinions et des politiques racistes aux États-Unis mêmes[1]. Dans le classement des présidents américains, Woodrow Wilson bénéficie de sa politique économique et de son action pendant le conflit mondial mais pâtit de son soutien à la ségrégation raciale, qu'il a activement encouragée au niveau fédéral."
Cela résonne étrangement avec la politique et la vision de Donald Trump, sauf qu'à la place de fortement augmenter les droits de douanes, il les a fortement diminués, permettant ainsi aux riches de l'époque (les Rotschilds, ) de devenir des super ultrariches. Et signe en 1913 le décret de fondation de la Réserve fédérale, au lieu de la détruire en la détournant à son avantage comme le fait Trump. Par contre, l'action de Woodrow à Haïti n'a rien à envier à celle perpétrer par Donald Trump à Gaza qui remplace les habitations des Palestinien(ne)s par des buildings de luxe pour touristes fortunés ! L'article de David Remnick, "The madness of Donald Trump", paru dans le New Yorker en février 2025 est sans ambages.
Toutefois, Woodrow Wilson, c'est aussi et surtout le président à la base de la Seconde Guerre mondiale qui, bien qu'indirectement, amena Hitler à atteindre le pouvoir. Pour en savoir plus, il suffit de lire l'ouvrage de Patrick Weil, Un fou à la Maison Blanche. Le président Wilson, l'ambassadeur Bullit et Sigmund Freud (éditions Odile Jacob, 2024), dont le résumé de présentation est le suivant :
"Un président fou ?
Aux États-Unis, bien avant Donald Trump, le président Woodrow Wilson fut considéré comme tel. Il vint à Paris négocier en personne un traité – Versailles – qui devait garantir au monde une paix perpétuelle. Puis il donna l’ordre aux sénateurs démocrates de le faire échouer par leur vote, créant les conditions du désordre mondial qui, après 1919, conduisit à la Seconde Guerre mondiale. Sigmund Freud, le fondateur de la psychanalyse, décida alors de mener l’enquête. Coécrit avec William C. Bullitt, un diplomate américain, et retrouvé par Patrick Weil, ce portrait inédit du Président Wilson aide à comprendre l’histoire mondiale du XXe siècle et à interpréter d’autres présidents déséquilibrés, aux États-Unis, en France et ailleurs."
Aussi, qui est Donald Trump ? Un être "à la masse", "complètement à l'ouest", un mégalomane égocentrique au nombril plus grand qu'un trou noir. Ce n'est pas de la dystopie, c'est la réalité ahurissante de notre quotidien et pour le pire, de notre futur. D'ici la fin de l'année, les pions seront suffisamment avancés pour que nos politicien(ne)s et grand(e)s de ce monde ouvrent enfin les yeux, mais comme le dit si bien l'Histoire... il sera déjà trop tard. Croire que rien ne peut changer, que Trump n'oserait pas, que les Américain(e)s s'y opposeront, que la résilience est forte, c'est rêver éveillé. Donald Trump est un fou de guerre, enfant mal aimé qui tente de se faire remarquer et aimer par la force et ne voit pas qu'il est un bully en puissance. Il souffre d'un profond syndrome d'infériorité qui le pousse à vouloir être perçu comme le meilleur en tout, ne voyant pas le ridicule qu'il véhicule, refusant obstinément de voir le rejet et les moqueries des diplomates et gouvernant(e)s du monde.
Donald Trump en trois films
Pour toutes celles et ceux qui voudraient essayer de comprendre ce qu'est Donald Trump, il suffit qu'ils regardent ces trois longs métrages à la symbolique forte :
- Donald Trump est le Kent de Bully, film de Larry Clark (2001), qui tyrannise tout son groupe "d'ami(e)s", si bien que ceux-ci finissent par s'unir pour l'assassiner.
- Donald Trump est le capitaine Oscar Pilli du Fou de guerre, film de Dino Risi (1985), un capitaine au comportement erratique et immature, qui souffre d'un déséquilibre mental certain.
- Donald Trump est le docteur Folamour tout autant que l'auteur de la fin du monde, le commandant Kong, dans Docteur Folamour, film de Stanley Kubrick (1964). "Yahooo" MAGA-texan ! Boummm et puis plus rien.
De la folie dictatoriale de Donald Trump
Les politicien(ne)s occidentaux (et le reste du monde) sont sous le choc. On savait Donald Trump instable et capable de tenir des propos choquants et déraisonnables, mais il y a(vait) toujours cette idée que c'était un jeu, une sorte de style d'action qui vise à provoquer la confrontation pour mieux négocier. C'était vrai au début, lors des premières tentatives, de l'imposition des taxes. Le gang Trump de suprématistes blanc(he)s, pures néo-fascistes et riches, pour ne pas dire extrêmement riches, est à la manoeuvre par petites touches. Mais en ce début d'année 2026, les limites ont été dépassées sur à peu près tous les fronts et la présidence américaine s'avère être clairement une dictature en devenir. Pas une autocratie, mais bien une dictature n'en déplaisent aux "spécialistes", aux politologues et aux gens qui nous gouvernent. Retour sur les faits.
1. Le mépris des autres et du peuple américains avant tout
Donald Trump veut être :
Sa vidéo postée sur Youtube en réponse aux manifestations "No King" d'octobre 2025 devrait être prise, normalement, si l'on vivait dans le monde de la raison selon l'Occident, comme un gag, une histoire drôle. Sauf que... sauf que ça ne l'est pas du tout. Elle est à prendre au tout premier degré. Trump y chie (ou défèque pour les plus sensibles) littéralement sur le peuple américain et plus particulièrement ses opposants (le choix de New York, n'est pas anodin non plus). Trump se moque éperdument de ce que pense les autres car, en mégalomane absolu, seule SA pensée, SES idées, SES désirs sont valables et l'intéressent au final. La seule chose qui le gêne, c'est le fait de ne pas être aimé de tous, syndrome d'infériorité oblige.- 51% on changing the way government works
- 52% on deporting undocumented immigrants
- 55% on using the military to achieve his goals
- 57% on cutting federal programs
- 58% on using presidential power
- 59% on trying to leverage America’s power over other countries
- 62% on making changes to cultural institutions like the Smithsonian and the Kennedy Center, which Trump recently sought to rename as the Trump Kennedy Center — without doing so legally
- tout ce qui s'oppose à lui ou à sa "pensée" doit être détruit (opposants, Démocrates, Powel, procureurs l'ayant poursuivi...)
- tout ce qui ne lui obéit pas doit être soumis ou détruit (vassalisation du gang Trump, des grands patrons de la tech en particulier, des chefs-d'État, des journalistes, des juges...)
- tout ce qui est plus que lui doit être rabaissé ou surpassé par tous les moyens légaux ou illégaux possibles (Obama et Biden dans le Hall of Fame de la Maison Blanche, Macron "qui n'est plus là pour longtemps" (alors que la fin de son mandat n'est guère plus élognée que celle du second mandat de Trump !).... )
- Charles Perragin, "Olivier Mannoni : la langue politique de Trump est devenue plus brutale, clanique et déliée du réel", Philosophie magazine, 2025/03/06, online web
- Jean-Louis Missika, "Donald Trump et Adolf Hitler", La grande conversation, 2025/03/05, online web
- anonyme, "De la violence des mots à la violence politique : Victor Klemperer et la langue du troisième Reich", Radio France, 2025/03/03, online web
- Olivier Doubre, "Olivier Mannoni : de Hitler à Trump, une diarrhée verbale excluante, raciste et brutale", Politis, 2024/11/13, online web
- Anne Applebaum, "Trump is speaking like Hitler, Stalin, and Mussolini", The Atlantic, 2024/10/18, online web
- David Smith, "The Reich stuff - what does Trump really have in common with Hitler ?", The guardian, 2024/06/03, online web
- anonyme, "Reich unifié : tollé chez les Démocrates autour d'une vidéo trumpiste", Médiapart, 2024/05/11, online web
- Gavriel D. Rosenfeld, "An American Führer ? Nazi analogies and the struggle to explain Donald Trump", Central European history, 2019/12/04, online web
Donald trump admire Kim Jong-Un, Viktor Orban, Rodrigo Duterte, Recep Tayyip Erdogan, Vladimir Putin ou Xi-Jinping, dictateurs, autocrates ou gouvernants autoritaires. Des hommes forts, des modèles pour le président américain qui rêve de pouvoir vivre comme eux, d'être libre d'agir comme eux, de pouvoir truander comme eux...
- Chad de Guzman, "Maybe we like a dictator: Trump suggests many Americans would prefer autocracy", Time, 2025/08/26, online web
- anonyme, "I don't like a dictator. I'm not a dictator : Trump responds to critics", PBS news, 2025/08/25, online web
- Fred Kaplan, "Hello, dictators. Donald Trump fundamentally misunderstands Putin, Xi, and other tyrants. They know it all too well", Slate, 2025/01/20, online web
- Ryan Cooper, "Donald Trump loves dictators", The American prospect, 2024/09/12, online web
- Ruth Ben-Ghiat, "Trump's praise of dictators tells us all we need to know", CNN, 2024/03/14, online web
- Jonathan Chait, "Trump touts endorsements from global dictators. His most consistent belief is that authoritarian rulers know best", New York Magazine, 2023/12/18, online web
- Kelly Garrity, "One year of Trump's praise for authoritarians", Politico, 2023/12/18, online web
- Lalee Ibssa et al., "Trump, again, praises dictators and rails against immigrants -- again sparking backlash", ABC news, 2023/12/17, online web
- Krishnadev Calamur, "Why the President [Trump] praises dictators", The Atlantic, 2019/01/13, online web
- Nicholas Kristof, "Dictators love Trump, and he loves them", The New York Times, 2018/03/14, online web
Les institutions publiques fédérales sont à la solde de Trump et son gang.


