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"N'oubliez pas vos doutes... Méfiez-vous! L'esprit de celui qui croit est un esprit qui stagne.  Il ne se développe pas vers l'extérieur, dans un univers infini."

Frank Herbert, Les hérétiques de Dune

Un fou à la Maison Blanche : le début d'une Amérique dictatoriale ! (2026)

Alors que les politicien(ne)s européen(ne)s continuent à se voiler la face, invoquant la raison, la réalité ou l'ordre économique mondial, Donald "The King of TACO" Trump se dévoile enfin de manière claire et évidente, comme étant un parfait dictateur en devenir.

  • Une seule loi, celle de Trump
  • Une seule pensée morale acceptable, celle de Trump
  • Une seule direction, celle de Trump
  • Un seul leadership, celui de Donald Trump
  • Un seul génie, Donald Trump
  • Un seul Dieu... Donald Trump

Contrairement aux dires de la ministre déléguée au ministère des armées française, qui veut absolument replacer les faits dans la réalité, celle d'un ordre mondiale qui ne change pas car il est impossible que Trump entraîne une guerre avec les alliés de toujours et parce que le monde de la Finance ne pourrait l'admettre, business is business, nous répondons qu'un fou reste un fou et que l'Histoire est remplie d'exemples qui montreraient à eux seuls qu'il ne faut pas trop s'attacher à la "réalité" imaginaire des politicien(ne)s en exercice qui rêvent que tout reste comme avant.

Donald Trump est au XXIe siècle ce que Woodrow Wilson est au XXe siècle. À peine 100 ans les séparent et le gang MAGATRUMP se contente d'un vulgaire et ridicule copié-collé historique. Mais qui était Woodrow Wilson ? Le premier sudiste à être élu président américain depuis 1848, dans une confrontation avec Theodore Roosevelt. Voici ce qu'en retient Wikipedia :

"Sur le plan intérieur, bénéficiant d'une majorité au Congrès, il met en place son programme progressiste de New Freedom (« Nouvelle liberté ») et fait instaurer l'impôt fédéral sur le revenu. Il participe à l'instauration de la Réserve fédérale des États-Unis et promulgue le Federal Trade Commission Act ainsi que le Clayton Antitrust Act pour promouvoir la concurrence. 

Lorsqu'éclate la Première Guerre mondiale, il prône la neutralité des États-Unis. Lors de la présidentielle de 1916, alors qu'il se targue d'avoir tenu la nation à l'écart des conflits en Europe et au Mexique, il remporte de justesse un second mandat. Mais l'année suivante, il fait entrer son pays en guerre, mettant ainsi fin à presque un siècle d'isolationnisme au profit d'une politique interventionniste toujours en cours un siècle plus tard. 

L'héritage de Wilson fait l'objet de réévaluations radicales, en ce qui concerne son adhésion à des opinions et des politiques racistes aux États-Unis mêmes[1]. Dans le classement des présidents américains, Woodrow Wilson bénéficie de sa politique économique et de son action pendant le conflit mondial mais pâtit de son soutien à la ségrégation raciale, qu'il a activement encouragée au niveau fédéral." 

Cela résonne étrangement avec la politique et la vision de Donald Trump, sauf qu'à la place de fortement augmenter les droits de douanes, il les a fortement diminués, permettant ainsi aux riches de l'époque (les Rotschilds, ) de devenir des super ultrariches. Et signe en 1913 le décret de fondation de la Réserve fédérale, au lieu de la détruire en la détournant à son avantage comme le fait Trump. Par contre, l'action de Woodrow à Haïti n'a rien à envier à celle perpétrer par Donald Trump à Gaza qui remplace les habitations des Palestinien(ne)s par des buildings de luxe pour touristes fortunés !  L'article de David Remnick, "The madness of Donald Trump", paru dans le New Yorker en février 2025 est sans ambages. 

Toutefois, Woodrow Wilson, c'est aussi et surtout le président à la base de la Seconde Guerre mondiale qui, bien qu'indirectement, amena Hitler à atteindre le pouvoir. Pour en savoir plus, il suffit de lire l'ouvrage de Patrick Weil, Un fou à la Maison Blanche. Le président Wilson, l'ambassadeur Bullit et Sigmund Freud (éditions Odile Jacob, 2024), dont le résumé de présentation est le suivant :

"Un président fou ?
Aux États-Unis, bien avant Donald Trump, le président Woodrow Wilson fut considéré comme tel. Il vint à Paris négocier en personne un traité – Versailles – qui devait garantir au monde une paix perpétuelle. Puis il donna l’ordre aux sénateurs démocrates de le faire échouer par leur vote, créant les conditions du désordre mondial qui, après 1919, conduisit à la Seconde Guerre mondiale. Sigmund Freud, le fondateur de la psychanalyse, décida alors de mener l’enquête. Coécrit avec William C. Bullitt, un diplomate américain, et retrouvé par Patrick Weil, ce portrait inédit du Président Wilson aide à comprendre l’histoire mondiale du XXe siècle et à interpréter d’autres présidents déséquilibrés, aux États-Unis, en France et ailleurs."

Aussi, qui est Donald Trump ? Un être "à la masse", "complètement à l'ouest", un mégalomane égocentrique au nombril plus grand qu'un trou noir. Ce n'est pas de la dystopie, c'est la réalité ahurissante de notre quotidien et pour le pire, de notre futur. D'ici la fin de l'année, les pions seront suffisamment avancés pour que nos politicien(ne)s et grand(e)s de ce monde ouvrent enfin les yeux, mais comme le dit si bien l'Histoire... il sera déjà trop tard. Croire que rien ne peut changer, que Trump n'oserait pas, que les Américain(e)s s'y opposeront, que la résilience est forte, c'est rêver éveillé. Donald Trump est un fou de guerre, enfant mal aimé qui tente de se faire remarquer et aimer par la force et ne voit pas qu'il est un bully en puissance. Il souffre d'un profond syndrome d'infériorité qui le pousse à vouloir être perçu comme le meilleur en tout, ne voyant pas le ridicule qu'il véhicule, refusant obstinément de voir le rejet et les moqueries des diplomates et gouvernant(e)s du monde.


Donald Trump en trois films

Pour toutes celles et ceux qui voudraient essayer de comprendre ce qu'est Donald Trump, il suffit qu'ils regardent ces trois longs métrages à la symbolique forte :

  • Donald Trump est le Kent de Bully, film de Larry Clark (2001), qui tyrannise tout son groupe "d'ami(e)s", si bien que ceux-ci finissent par s'unir pour l'assassiner.
  • Donald Trump est le capitaine Oscar Pilli du Fou de guerre, film de Dino Risi (1985), un capitaine au comportement erratique et immature, qui souffre d'un déséquilibre mental certain.
  • Donald Trump est le docteur Folamour tout autant que l'auteur de la fin du monde, le commandant Kong, dans Docteur Folamour, film de Stanley Kubrick (1964). "Yahooo" MAGA-texan ! Boummm et puis plus rien.


De la folie dictatoriale de Donald Trump

Les politicien(ne)s occidentaux (et le reste du monde) sont sous le choc. On savait Donald Trump instable et capable de tenir des propos choquants et déraisonnables, mais il y a(vait) toujours cette idée que c'était un jeu, une sorte de style d'action qui vise à provoquer la confrontation pour mieux négocier. C'était vrai au début, lors des premières tentatives, de l'imposition des taxes. Le gang Trump de suprématistes blanc(he)s, pures néo-fascistes et riches, pour ne pas dire extrêmement riches, est à la manoeuvre par petites touches. Mais en ce début d'année 2026, les limites ont été dépassées sur à peu près tous les fronts et la présidence américaine s'avère être clairement une dictature en devenir. Pas une autocratie, mais bien une dictature n'en déplaisent aux "spécialistes", aux politologues et aux gens qui nous gouvernent. Retour sur les faits.

1. Le mépris des autres et du peuple américains avant tout

Donald Trump veut être :

  • le Roi      web
  • l'Empereur      web
  • le pape      web 
  • l'élu de Dieu sur Terre      web .
Sa vidéo postée sur Youtube en réponse aux manifestations "No King" d'octobre 2025 devrait être prise, normalement, si l'on vivait dans le monde de la raison selon l'Occident, comme un gag, une histoire drôle. Sauf que... sauf que ça ne l'est pas du tout. Elle est à prendre au tout premier degré. Trump y chie (ou défèque pour les plus sensibles) littéralement sur le peuple américain et plus particulièrement ses opposants (le choix de New York, n'est pas anodin non plus). Trump se moque éperdument de ce que pense les autres car, en mégalomane absolu, seule SA pensée, SES idées, SES désirs sont valables et l'intéressent au final. La seule chose qui le gêne, c'est le fait de ne pas être aimé de tous, syndrome d'infériorité oblige.
 Les sondages CNN montrent clairement cette indifférence à l'égard des autres américain(e)s. Sur le site web du média on pouvait lire, le 19 janvier 2026 : (web)
The CNN poll finds the following percentages think Trump has “gone too far” in each given area:
  • 51% on changing the way government works
  • 52% on deporting undocumented immigrants
  • 55% on using the military to achieve his goals
  • 57% on cutting federal programs
  • 58% on using presidential power
  • 59% on trying to leverage America’s power over other countries
  • 62% on making changes to cultural institutions like the Smithsonian and the Kennedy Center, which Trump recently sought to rename as the Trump Kennedy Center — without doing so legally
Trump va trop loin pour une majorité du peuple. Changerait-il de direction pour répondre au rejet des ses concitoyen(ne)s excédé(e)s ? NON ! Pas le moins du monde. Le 15 janvier 2026, seulement 17% des Américain(e)s approuvaient ses efforts pour "acquérir" le Groenland. (web) Moins de 1 sur 5. Et pourtant, ce 21 janvier 2026, Trump lance au monde, par son administration interposée, cette phrase révélatrice "You'll find out how far he'll go to get Greenland !" Ce n'est pas pour des raisons de sécurité nationale que Trump et son gang mafieux veut le Groenland, c'est pour en tirer le maximum de profit à leur avantage. Mais à Davos, Trump s'est pris une claque. Rejeté par ses pairs, il doit faire profile bas et revenir sur ses paroles. On a vu jusqu'où il est allé pour avoir le Groenland. Nul part ! Les gouvernants occidentaux l'ont battu froid et rejeté, ne dédaignant même pas le rencontrer. Les dirigeants de Wall Street l'ont inondé d'appels pour qu'il se réfrène, trop d'argent était en jeu. Le Parlement européen a gelé la signature de l'accord sur les droits de douane et les dirigeants européens, Macron en tête, ont suggéré de sortir l'artillerie lourde contre lui, avec la mise ne place du bazooka européen. Enfin, personne n'a voulu de son nouveau Conseil de la paix, visant à l'enrichissement de Trump and Co, si ce n'est les lèches bottes habituels, des autocrates au pouvoir, riches de volés les peuples et la présidente d'un pays qui n'existe même pas en tant qu'État internationalement reconnu, le Kosovo ! Alors, oui, Tuttifrutti, chevalier servant de l'OTAN a tenté de sauver la face de son maître mondialement méprisés en préparant un accord sur le Groenland au nom de l'OTAN. Parfait ! Trump aurait les pleins pouvoirs sur des terres groenlandaises et peut donc dire à ses MAGA incultes qu'il a réussi, sauf que... Sauf que la proposition de Tuttifrutti le preux n'apporte pas grand chose de plus que l'accord de 1951 passé entre le Danemark et les USA d'après ce qui a filtré, mais plus encore, Tuttifrutti n'a aucun pouvoir pour négocier le Groenland avec Trump. Seul(e)s les Groenlandais(e)s peuvent le faire, car il s'agit de souveraineté nationale, pas d'une vulgaire discussion sur la défense commune otanesque.
Le sommet de Davos aura eu cela de bien qu'il aura permis de gifler super King TACO le bof !
Malgré tout, le Conseil de la Paix est entériné et Trump peut mettre en place son rêve de Riviera à Gaza où il espère, avec son beau-fils Kushner qui a déjà tout préparer pour cela, empocher des milliards de dollars sur son compte en banque, car c'est cela la générosité de Trump : tout garder pour lui. C'est qu'il en faut des milliards pour être l'homme le plus [TOUT CE QUE VOUS VOULEZ] du monde. La preuve ? Les 1 milliard de droit d'entrée à son Conseil de la Paix vont aller où d'après vous ? Aux pauvres et aux démunis ? Aux Gazaoui(e)s ? Aux humanitaires ? Allez, on est sympa, on vous le dit : dans les poches de Donald Trump qui, faute d'avoir reçu le prix Nobel de la Paix, au contraire de Wilson Woodrow et Barack Obama, rappelons-lui, aura quand même fait quelques bénéfices peu humanitaires s'il en est.

2. Toute la politique Trump vise a enrichir à l'infini le gang mafieux Trump
C'est donc un fait indéniable, Trump, en plus de devenir l'élu de Dieu sur Terre à l'image d'Abraham ou Moïse, rien que ça, rêve de devenir l'homme le plus riche du monde. La bande de Gaze et son réaménagement sous forme de Riviera à la française n'avait pas d'autre but. On le répète comme un enseignant face à ses élèves pour cela entre bien dans le crâne des gouverant(e)s et diplomates de ce monde. Son beau-fils Jared Kushner est là UNIQUEMENT pour ça, avec pour charge de créer des sociétés immobilières qui achètent des terrains à tour de bras ou prépare leur "acquisition" avec le salopard de l'Histoire Netanyahou-qui-devrait-être-en-prison, des partenariats avec les tout-puissants du Golfe aux pétro-dollars inondant la planète ou les oligarques russes, etc.  (web) L'enlèvement du président vénézuélien n'a pas d'autre but que de faire de l'argent. Non seulement, cet enlèvement est totalement illégale sur le plan du droit international, mais en plus il n'a aucune base juridique valable sur le plan américain. Accusé Maduro d'être un narcotrafiquant est absurde. Dans ce cas, il faudrait accuser, et donc enlever par la force, la moitié des président(e)s des pays d'Amérique latine ou d'Asie du Sud-Est, sans oublier les talibans afghans, et tous les traîner devant les tribunaux américains.
Aussi, si Trump s'attaque au Vénézuela ou bientôt au Nigéria, deux pays aux réserves de pétrole exorbitantes, ce n'est pas pour protéger le peuple de ces pays, ni les chrétiens dans un esprit de générosité, c'est juste pour contrôler le pétrole et s'enrichir personnellement en prenant une part des bénéfices engrangés. De fait, l'argent perçu pour la vente du pétrole vénézuéliens saisi par Trump ne sert pas au peuple vénézuélien, mais a été placé... au Quatar ! Pour qui ? Pour quoi ? Faut-il faire un dessin ?
De même la reconstruction de Gaza, doit servir à réaliser des profits extrêmement juteux pour le gang Trump, et tout particulièrement la famille présidentielle.
De même la tentative d'imposer la paix en Ukraine, ne l'est pas pour sauver l'ordre mondiale à la sauce occidentale, mais purement et simplement dans l'espoir de faire tout autant de profits juteux grâce à la reconstruction préparée par Jared Kushner et les néo-apparatchik de l'Est, Russie comprise.
Et le Groenland me direz vous ? Eh bien ! De même, l'argent, l'argent, l'argent et le profit. Comment? Gaspard d'Allens, journaliste de Reporterre, nous donne, le 17 janvier 2026, un petit aperçu significatif des richesses non exploitées (ou très peu) du Groenland : 
"Les richesses du Groenland attirent les convoitises. L'île possède une réserve en terres rares équivalente à celles des États-Unis, de l'uranium, un gisement de rubis, d'importants stocks de sables, du cobalt, du graphite, du lithium, du nickel, du zinc, etc. Elle détient aussi d'importantes réserves en pétrole." (web)
Rubis, pétrole, terres rares, uranium... et du sable, une denrée de plus en plus rare et avec toutes les reconstructions qui sont à venir (Gaza, Ukraine, etc.), le Groenland s'avère être un véritable pactole. Les créateurs de Tesla, Windows, Google ou Amazon ont intérêt à faire attention s'ils veulent rester dans le peloton de tête des ultra-riches les plus indécents !

3. Jalousie, rancune, déni : les trois raisons de vivre de Donald Trump
Le président américain hait les humains non blancs. C'est un suprémaciste absolu, membre fort probable du KKK (secte secrète de racistes sudistes américains blancs), qui ne supporte pas le fait qu'un homme de couleur ait pu être président américain et plus encore qu'il ait obtenu le prix Nobel de la Paix, alors que lui n'y parvient pas. En traitant, les pays africains de "shithole countries" (traduction en français variable : de "pays de merde" à "trou merdique", en passant par "anus" ou "pays de chiottes", merci Libé ! ), Trump exprime clairement sa pensée, qu'il appuie par des actes très clairs : interdiction totale, mi-décembre 2025, de voyager aux USA pour les ressortissant(e)s du Burkina Faso, du Mali, du Niger, du Soudan du Sud, de la Sierra Leone (pays africains), ainsi que pour le Laos, la Syrie et la Palestine, et partielle pour 15 pays, dont le Nigeria, la Tanzanie et le Zimbabwe. (web)
Non content de cela, le 16 janvier 2026, Trump décide purement et simplement de suspendre les visas pour les USA de... 75 pays, dont 26 en Afrique, soit un peu moins de la moitié du continent. (web) Message véhiculé : Trump et son gang mafieux ne veulent que des "Blancs" ou des riches aux USA. 
Un peu comme Hitler haïssait les Juifs (toute proportion gardée, il va de soi), Trump hait (on en ignore encore la raison) les gens de couleurs : des autochtones américains, natifs s'il en est du pays que Trump revendique sien et blanc d'origine (chercher l'erreur de l'inculture ou de la réécriture historique), aux Sud-Américains, en passant par les Asiatiques, les Arabes ou les Africains. Le rejet exprimé par le politique trumpienne est uniquement tournée vers la couleur de peau, jugé dangereuse pour la sécurité nationale... à quelques exceptions de personnes fortunées près.
L'action de sa police mafieuse masquée et donc lâche, nommée ICE, en est le plus grand exemple. Les actions de ICE aux USA font froid dans le dos : meurtre de civil, violence sur enfants, détentions dans des conditions inhumaines, extraditions forcées dans des pays tiers. L'ICE n'est autre qu'une police secrète à la main de Trump qui n'a rien à envier à celles des autocrates du monde ni aux pires dictateurs du XXe siècle, du NKVD de Staline aux Tontons Macoutes de Duvallier, en passant par la DINA de Pinochet, la PIDE de Salazar ou la Securitate de Ceausescu, pour n'en citer que quelques unes.

Et comme tout bon autocrate ou dictateur, quoi de mieux que le mensonge éhonté pour soutenir sa politique. Sur le site de la Maison Blanche, on peut lire, en date du 09 janvier 2026, un article édifiant de mauvaise fois et de sournoiseries à la sauce suprématisme-MAGA. Il s'intitule "57 times sick, unhinged Democrats declared war on law enforcement".  (web) Édifiant ! Il ne fait finalement qu'apporter une pierre de plus à l'édifice du nouvel impérialisme autocratique, voir dictatorial du gang Trump. Pour rappel : la dictature se distingue du régime autocratique, laquelle dénie tout pouvoir aux gouvernés qui ne choisissent donc pas les responsables du gouvernement. Pour l'heure, les USA sont encore une démocratie, mais les midterms de 2026, pourraient bien les faire basculer dans un régime autocratique, tant les Sénat (chambre haute) et la Chambre des représentants (chambre basse) du Congrès sont des piliers de la politique de Trump. La "résistance" des Démocrates et de quelques Républicains ne parvient pas à brisé la mise en place d'un président TOUT POUVOIR tel que l'imagine Donald Trump. Les politicien(ne)s occidentaux, eux, continuent de croire que cela n'est pas possible, que le monde ne peut pas changer au profit du néo-fascisme et de l'autocratie mondiale, mais lentement et sûrement, le King-Emperor-TrumpistheelectofGod oeuvre à la tâche, encore et encore, inlassablement, bouclant toujours plus de contre-pouvoir, même ceux que l'on pensait inattaquables, tels la justice, l'éducation et la science ou encore la Réserve fédérale.
Trump est en guerre contre la couleur de peau, mais aussi contre la science et l'éducation, car celles-ci vont à l'encontre de son programme d'enrichissement personnel et de gloire suprême. Le tout pétrole lui permet d'être plus riche en recevant des cadeaux des grands patrons, en percevant une "participation" sur les transactions, en contrôlant autant que possible l'économie mondiale. On l'a vu avec le pétrole et les reconstructions à venir, mais cela est vrai aussi avec les tarifs douaniers ou les contrats fédéraux qui appauvrissent les Américain(e)s mais enrichissent Trump et son gang.
En gros, on peut dire que pour Donald Tramp, pauvre millairdaire vagabond, fils à papa qui n'a jamais rien fait de ses dix doigts, excepté peut-être avec les petites filles d'Epstein dont il persiste à retenir le dossier judiciaire et compromettant :
  • tout ce qui s'oppose à lui ou à sa "pensée" doit être détruit (opposants, Démocrates, Powel, procureurs l'ayant poursuivi...)
  • tout ce qui ne lui obéit pas doit être soumis ou détruit (vassalisation du gang Trump, des grands patrons de la tech en particulier, des chefs-d'État, des journalistes, des juges...)
  • tout ce qui est plus que lui doit être rabaissé ou surpassé par tous les moyens légaux ou illégaux possibles (Obama et Biden dans le Hall of Fame de la Maison Blanche, Macron "qui n'est plus là pour longtemps" (alors que la fin de son mandat n'est guère plus élognée que celle du second mandat de Trump !).... )
Le fait est qu'en plus d'être fou, Donald Trump est un être vindicatif, sans foi ni loi que la sienne, qui n'a pour Dieu que lui-même, car il est fort à parier que bientôt être l'élu de Dieu ne lui sera plus suffisant, qui n'a pour référence que lui-même, pour limite que lui-même. Et tel le commandant Kong, il est prêt et heureux de tout détruire s'il ne parvenait pas à ses fins, car la seule chose qui importe dans la vie de Donald Trump, on ne le répétera jamais assez, c'est... Donald Trump.

4. Pourquoi une dictature précisément ?
Donald Trump et une partie de son gang admirent Hitler et ne s'en cachent pas :

  • Charles Perragin, "Olivier Mannoni : la langue politique de Trump est devenue plus brutale, clanique et déliée du réel", Philosophie magazine, 2025/03/06, online     web
  • Jean-Louis Missika, "Donald Trump et Adolf Hitler", La grande conversation, 2025/03/05, online      web
  • anonyme, "De la violence des mots à la violence politique : Victor Klemperer et la langue du troisième Reich", Radio France, 2025/03/03, online      web
  • Olivier Doubre, "Olivier Mannoni : de Hitler à Trump, une diarrhée verbale excluante, raciste et brutale", Politis, 2024/11/13, online      web
  • Anne Applebaum, "Trump is speaking like Hitler, Stalin, and Mussolini", The Atlantic, 2024/10/18, online       web
  • David Smith, "The Reich stuff - what does Trump really have in common with Hitler ?", The guardian, 2024/06/03, online       web
  • anonyme, "Reich unifié : tollé chez les Démocrates autour d'une vidéo trumpiste", Médiapart, 2024/05/11, online      web 
  • Gavriel D. Rosenfeld, "An American Führer ? Nazi analogies and the struggle to explain Donald Trump", Central European history, 2019/12/04, online       web

Donald trump admire Kim Jong-Un, Viktor Orban, Rodrigo Duterte, Recep Tayyip Erdogan, Vladimir Putin ou Xi-Jinping, dictateurs, autocrates ou gouvernants autoritaires. Des hommes forts, des modèles pour le président américain qui rêve de pouvoir vivre comme eux, d'être libre d'agir comme eux, de pouvoir truander comme eux... 

  • Chad de Guzman, "Maybe we like a dictator: Trump suggests many Americans would prefer autocracy", Time, 2025/08/26, online       web
  • anonyme, "I don't like a dictator. I'm not a dictator : Trump responds to critics", PBS news, 2025/08/25, online      web
  • Fred Kaplan, "Hello, dictators. Donald Trump fundamentally misunderstands Putin, Xi, and other tyrants. They know it all too well", Slate, 2025/01/20, online       web
  • Ryan Cooper, "Donald Trump loves dictators", The American prospect, 2024/09/12, online       web
  • Ruth Ben-Ghiat, "Trump's praise of dictators tells us all we need to know", CNN, 2024/03/14, online      web
  • Jonathan Chait, "Trump touts endorsements from global dictators. His most consistent belief is that authoritarian rulers know best", New York Magazine, 2023/12/18, online     web
  • Kelly Garrity, "One year of Trump's praise for authoritarians", Politico, 2023/12/18, online       web
  • Lalee Ibssa et al., "Trump, again, praises dictators and rails against immigrants -- again sparking backlash", ABC news, 2023/12/17, online      web
  • Krishnadev Calamur, "Why the President [Trump] praises dictators", The Atlantic, 2019/01/13, online      web 
  • Nicholas Kristof, "Dictators love Trump, and he loves them", The New York Times, 2018/03/14, online       web

Va-t-on s'en sortie ?
La majorité des gouvernants occidentaux détestent et méprisent Trump pour son attitude, son exubérance tout autant que pour son impérialisme et sa politique de destruction du système de gestion globale du monde qui a été mis en place depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Trump, c'est l'insécurité si nuisible à l'économie mondiale, le doute si nuisible à la diplomatie, l'incompréhension pour un fou si nuisible à la discussion et au renforcement des liens. Malgré tout, ces mêmes dirigeant(e)s Occidentaux se rattachent coûte que coûte a des chimères. Ils rêvent en premier lieu que l'après Trump sera de nouveau un monde comme avant. Le problème, c'est juste qu'il  n'y aura peut-être pas d'après  Trump, du moins tout de suite. Que se passera-t-il si Trump s'accroche à son poste ? S'il refuse de partir ? S'il décide de briguer un troisième mandat soit en décrétant contre vents et marées qu'il le peut, soit en plaçant un sous-fifre comme présidentiable et en s'inscrivant comme vice-président (ce qu'il peut légalement faire) tout en le remplaçant ou le faisant disparaître une fois l'élection passée ? S'il décide de mettre l'Amérique à feu et à sang, avec l'aide de ICE, sa police secrète, créant peut-être pas une guerre civile, mais un état chaotique lui permettant de décréter l'état d'urgence lui conférant les "pleins pouvoirs" ? Les USA ne sont pas l'Algérie ou le Cameroun et Trump n'est pas Bou ni Paul Biya, mais qui dit qu'il ne le deviendra pas et si c'est le cas, ce sera à quel prix ?
Les mêmes dirigeant(e)s occidentaux veulent absolument croire en la résilience des institutions américaines qui permettront d'éviter le pire, que ce soit le Congrès et ses deux Chambres ou la Cours suprême, ou encore le système démocratique. N'est-ce pas là encore une fois trop rêver ? Trump est en train de tout museler et comme nous l'avons déjà dit ci-dessus, son attitude pour les midterms qui s'annoncent très mal pour lui et les MAGA sont déterminants. On pourrait bien y voir la véritable face du mégalomane fou en poste à la Maison Blanche.
Mais ne sera-t-il pas trop tard pour nos dirigeant(e)s occidentaux pour agir ? Ou au contraire, ne chercheraient-ils/elles pas à gagner du temps ? Du temps pour se préparer à l'inévitable, du temps pour se réarmer, du temps pour s'organiser. Qu'en est-il réellement ?
Les Républicains américains (le GOP) ont mis genou à terre face à Trump.
Les GAFAMs ont mis genou à terre face à Trump.
Les grands patrons américains ont mis genou à terre face à Trump.
Une très grande partie de médias, détenus par les précédents, ont mis genou à terre devant Trump:
Les institutions publiques fédérales sont à la solde de Trump et son gang.
La justice, troisième pilier normalement indépendante, est à la solde de Trump (détournant ou retenant des preuves, intentants des procès sans motif valable... )
La Réserve fédérale, pilier de l'économie américaine et mondiale, est violentée comme jamais par Trump et son gang, et pourrait être en passe de lui être soumise.
Les Démocrates sont perdu dans l'entre deux monde, impuissants, en quête d'une solution.
Les résistants puristes, dont les Antifas, sont poursuivis jusqu'à l'extinction, placés qu'ils sont sous le classement de groupes terroristes.
Alors que reste-t-il pour faire barrage à Donald Trump, le président fou en quête d'autocratie ?
La Foi en la démocratie et sa résilience ?
Le courage des dirigeants de l'UE non encore perverti et de ses institutions démocratiques, phare pour le monde mourant ?

En guise de conclusion
On le voit, TOUT, absolument tout, mène Donald Trump sur le chemin de la dictature, de sa pensée à sa politique, de son vocabulaire à ses goûts, de son syndrome d'infériorité à sa folie Woodsonniene, tout Trump est imprégné du désir de domination absolue, sans partage, aveuglément. Au final, comme l'écrit si bien Anne Applebaum, journaliste spécialiste des goulags et des autocraties, à travers le titre de son article paru, le 05 janvier 2026, dans The Atlantic : "Trump's American Dominance may leave us with nothing".  (web)
Mais peut-être l'idée la plus importante à garder en tête est celle de Gavriel D. Rosenfeld : (web)

"As a result, it is important to take nothing for granted and closely monitor future developments. At the time of this writing, commentators continue to warn that Trump's autocratic tendencies, nationalistic demagoguery, and xenophobic race-baiting echo the excesses of the Nazi era. Given that this behavior is likely to continue up through the 2020 election, pundits are right to warn that, even if Trump ends up being merely a “transitional” figure, the deeper crisis of democracy will persist long after he leaves the White House.Footnote 192 This is especially true given the ongoing threat of right-wing extremism, which continues to manifest itself in real and virtual attacks against churches, synagogues, mosques, bookstores, journalists, and politicians. For all of these reasons, commentators continue to warn about the future emergence of a “Hitler-like figure” even after Trump is gone.Footnote 193 In the end, the greatest insurance will come by reinforcing the strength of the US's democratic system so that it can weather the force of future storms. If historical analogies derived from the Nazi era can raise awareness of this task's significance, any accompanying acrimony about their appropriateness will be worth it."

"Par conséquent, il est important de ne rien tenir pour acquis et de suivre de près l'évolution de la situation. À l'heure où ces lignes sont écrites, les commentateurs continuent de mettre en garde contre les tendances autocratiques de Trump, sa démagogie nationaliste et ses propos xénophobes et racistes, qui rappellent les excès de l'ère nazie. Étant donné que ce comportement risque de se poursuivre jusqu'à l'élection de 2020, les experts ont raison de souligner que, même si Trump ne représente finalement qu'une figure de transition, la crise profonde de la démocratie persistera bien après son départ de la Maison-Blanche. Cela est d'autant plus vrai compte tenu de la menace persistante de l'extrémisme de droite, qui continue de se manifester par des attaques, réelles et virtuelles, contre des églises, des synagogues, des mosquées, des librairies, des journalistes et des personnalités politiques. Pour toutes ces raisons, les commentateurs continuent de mettre en garde contre l'émergence future d'une figure comparable à Hitler, même après le départ de Trump. En fin de compte, la meilleure protection consiste à renforcer le système démocratique américain afin qu'il puisse résister aux crises futures. Si les analogies historiques tirées de l'époque nazie peuvent sensibiliser à l'importance de cette tâche, les controverses qu'elles suscitent quant à leur pertinence seront justifiées."

Christophe Chazalon
À Genève,  le 23/01/2026


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