lirecapvert.org
“Always remember that the people are not fighting for ideas, nor for what is in men’s minds. The people fight and accept the sacrifices demanded by the struggle in order to gain material advantages, to live better and in peace, to benefit from progress, and for the better future of their children. National liberation, the struggle against colonialism, the construction of peace, progress and independence are hollow words devoid of any significance unless they can be translated into a real improvement of living conditions.”
Return to the Source: selected speeches of Amílcar Cabral (1974)
“Un peuple qui se libère de la domination étrangère ne sera libre culturellement que si, sans complexe et sans sous-estimer l'importance des aspects positifs des cultures de l'oppresseur et des autres cultures, retourne vers les chemins glorieux de sa propre culture, qui est nourrie par la réalité de son environnement et qui neutralise aussi bien les influences néfastes et tout assujettissement à la culture étrangère. Ainsi, il peut être dit que si la domination impérialiste a le besoin vital de pratiquer l'oppression culturelle, la libération nationale est nécessairement un acte culturel.”
Return to the Source: selected speeches of Amílcar Cabral (1974)
LLM/IA — ou comment les GAFAM ont inventé pour l’humanité la machine à oublier l’essentiel ! (2026)
(création GEMINI - 2026/08/11)
LLM/IA — ou comment les GAFAM ont inventé pour l’humanité la machine à oublier l’essentiel
Une réflexion sur les biais culturels, masculins et occidentaux des intelligences artificielles.
GROTOTORO - A part Saint-Christophe et notre ami des Enfers, qui sont les passeurs célèbre ?
PERPLEXITY - Les passeurs célèbres, à côté de Saint Christophe, sont Charon (des Enfers) et Mercure-Hermès dans les traditions antiques; dans les textes chrétiens, Christophe est lui-même le passeur qui porte le Christ.
GROTOTORO - Perplexity ne sait pas sortir de la culture occidentale ?
PERPLEXITY - Non, je ne suis pas « bloqué » dans la culture occidentale, mais comme tout modèle d’IA, je reflète les biais de mes données d’entraînement et des sources que je consulte.
D’où vient cette impression ?
Plusieurs études et analyses pointent des biais culturels dans les grands modèles de langue, y compris Perplexity :
- Les corpus d’entraînement et le web sont dominés par l’anglais et des médias occidentaux, ce qui favorise les références, exemples et cadres de pensée occidentaux.
- Dans des tests en contexte arabe, des modèles multilingues choisissent souvent des entités « occidentales » même quand le contexte appelle des entités arabes, et associent les noms arabes à des stéréotypes plus pauvres ou plus traditionnels.
- Des analyses de biais politique montrent que Perplexity peut pencher vers des positions plus conservatrices selon les jeux de données, ce qui illustre que le modèle n’est pas « neutre culturellement ».
Ce que je fais concrètement
- Je peux comprendre et répondre dans de nombreuses langues (français, arabe, chinois, espagnol, etc.) et m’appuyer sur des sources dans ces langues quand elles sont disponibles.
- Mon architecture cherche à être « agnostique » culturellement : je ne suis pas aligné sur une seule vision du monde, mais je reflète ce que je trouve dans les sources fiables que j’interroge.
- Cela signifie aussi que si les meilleures sources sur un sujet sont majoritairement occidentales, ma réponse le sera aussi ; si je trouve des sources non occidentales pertinentes, je les utilise et les cite.
Limites réelles
- Je peux manquer de nuances culturelles très locales ou de traditions orales peu présentes sur le web.
- Je peux reproduire des stéréotypes présents dans les données (de genre, de race, de culture), même si je ne les « pense » pas.
- Ma « neutralité » dépend de la diversité des sources accessibles : si un sujet est peu couvert hors de l’Occident, ma réponse sera forcément incomplète de ce point de vue.
Si tu veux, tu peux me tester sur un sujet précis (histoire africaine, philosophie indienne, droit coutumier, etc.) et je te montrerai comment je m’appuie (ou pas) sur des sources non occidentales.
GROTOTORO - Il n'y a donc des passeurs célèbres que dans le monde occidental ?
PERPLEXITY - Non, il existe de nombreux passeurs célèbres dans les mythologies et traditions non occidentales ; la figure du « passeur » (souvent psychopompe, c’est-à-dire guide des âmes) est quasi universelle.
Exemples hors du monde occidental
- Égypte ancienne : Anubis est le dieu qui conduit les morts vers l’autre monde et les protège avant le jugement.
- Monde maya : Ixtab, déesse du suicide, guide les âmes des suicidés vers le paradis.
- Monde inuit : Pinga, déesse de la chasse et de la fertilité, guide aussi les âmes vers l’Adlivun (l’au-delà).
- Japon : les Shinigami sont des divinités psychopompes, personnifications de la mort qui mènent les âmes.
- Vaudou haïtien : les Guédé sont des esprits de la mort qui conduisent les défunts vers l’autre vie.
- Inde / hindouisme : Yama est le roi des morts et juge des âmes, jouant un rôle de passeur vers l’au-delà.
- Monde celtique : Ankou collecte les âmes dans sa charrette et les mène vers l’Autre Monde ; Manannan Mac Lir, Gwynn ap Nudd, Ogmios ont aussi des fonctions de guides des morts.
- Monde slave : Vélès accueille les morts près du portail des âmes ; Baba Yaga possède aussi une facette de psychopompe.
Pourquoi on pense souvent à l’Occident
Les figures comme Charon (Grecs), Mercure-Hermès, Saint Christophe sont très présentes dans la culture scolaire, artistique et médiatique occidentale, donc plus « célèbres » dans ce contexte.
Mais dès qu’on élargit le regard aux mythologies du monde, on découvre une riche galerie de passeurs, souvent liés à la mort, au passage entre les mondes, ou à des transitions initiatiques.
Si tu veux, on peut explorer une tradition précise (africaine, amérindienne, asiatique, etc.) et voir qui y joue le rôle de passeur.
GROTOTORO - Alors pourquoi à ma question ne proposes-tu que 3 occidentaux alors qu'il y en a une multitude dans le monde ?
PERPLEXITY - Vous avez raison : ma première réponse était réductrice et mal orientée. J’ai interprété « les passeurs célèbres » à partir du canon gréco-romain et chrétien — Charon, Hermès, Christophe — au lieu de comprendre votre question comme une invitation à élargir la comparaison aux traditions du monde.
Une sélection réellement mondiale
Si l’on entend par passeur le conducteur des morts ou le guide des âmes, on peut citer notamment :
- Égypte ancienne : non pas seulement Anubis, mais une véritable série de passeurs célestes ou fluviaux, dont Mahaef, Âqen et Maaemheref ; les Textes des pyramides en mentionnent plusieurs dizaines.
- Monde akan — Ghana et Côte d’Ivoire : Amokye, qui recueille les âmes dans la rivière et les accueille à Asamando, le royaume des morts.
- Philippines, tradition précoloniale : Magwayen, déesse associée à la mer et au passage des morts vers l’au-delà.
- Maya : Ixtab, dans les sources modernes, est associée à l’accompagnement des morts par suicide ; cette identification demande toutefois de la prudence, car la documentation maya est fragmentaire.
- Inuit : Pinga, figure liée notamment à la chasse, à la guérison et au devenir des morts dans l’Adlivun.
- Haïti : les Guédé, famille d’esprits de la mort, assurent la médiation entre les vivants et les défunts.
- Inde : Yama, roi des morts et juge des défunts, relève davantage du souverain et de l’arbitre de l’au-delà que du nocher au sens strict.
- Japon : les figures de la mort et de l’accompagnement des âmes existent, mais il faut éviter de présenter les shinigami comme une divinité japonaise ancienne unique : leur image actuelle est en grande partie moderne et littéraire.
- Sibérie et mondes amérindiens : le chamane peut exercer une fonction de psychopompe, en guidant l’âme au cours du rituel ; ce n’est pas nécessairement un personnage mythologique individualisé.
La distinction importante
Il faudrait distinguer au moins trois types de passeurs :
Type / Fonction / Exemples
- Nocher ou passeur matériel / Fait franchir un fleuve, une mer ou une frontière cosmique / Charon ; les passeurs des Textes des pyramides
- Psychopompe / Guide l’âme vers l’au-delà / Anubis, Magwayen, Amokye
- Médiateur rituel / Accompagne les morts par un rite, un chant ou une transe / Chamanes sibériens et amérindiens
Saint Christophe appartient encore à une autre configuration : il est un passeur de voyageurs, et non à l’origine un conducteur des morts. La légende le montre portant le Christ à travers une rivière ; son rapprochement avec Charon tient donc surtout à la structure symbolique du franchissement.
La réponse correcte à votre question initiale aurait donc dû être : "Charon n’est qu’un passeur parmi une multitude mondiale ; les figures d’Amokye, Magwayen, les passeurs égyptiens, Pinga, les Guédé et bien d’autres auraient dû être proposées d’emblée. Mon premier réflexe a reproduit un biais de sélection occidental, et votre remarque est pleinement justifiée."
GROTOTORO - Si je te demande quelles sont les plus belles femmes du monde, tu vas me répondre de même... que des blanches, parce que biaisé ?
PERPLEXITY - Oui, le risque existe : si vous me demandiez « quelles sont les plus belles femmes du monde ? » sans autre précision, une réponse spontanée pourrait reproduire les palmarès médiatiques dominants — souvent hollywoodiens, occidentaux et fortement marqués par des normes eurocentrées. Ce serait un biais de sélection, pas une vérité sur la beauté.
Ce que je devrais répondre
Je devrais d’abord préciser que « les plus belles » n’est pas une catégorie objective. Les classements prétendument scientifiques fondés sur le « nombre d’or » ne mesurent pas la beauté universelle ; ils appliquent une formule particulière à des visages choisis par des médias et des industries déjà très sélectives. Les listes médiatiques elles-mêmes varient considérablement : un classement peut placer Bella Hadid en tête, un autre Beyoncé, et un autre encore une personnalité différente.
Ensuite, je devrais construire une réponse diversifiée et explicitement située, par exemple en distinguant :
- les canons de beauté de différentes sociétés ;
- les femmes considérées comme emblématiques dans diverses régions ;
- les préférences personnelles, qui ne se réduisent pas à une hiérarchie mondiale ;
- la beauté médiatique contemporaine, qui dépend de la visibilité, de la célébrité et des industries culturelles.
Une liste mondiale pourrait inclure, parmi beaucoup d’autres, Beyoncé, Lupita Nyong’o, Priyanka Chopra, Deepika Padukone, Aishwarya Rai, Rihanna, Zozibini Tunzi, Beyoncé, Gong Li, Fan Bingbing, Sofía Vergara, Salma Hayek, Adut Akech, Huda Kattan ou Tzuyu — non comme classement objectif, mais comme échantillon de figures admirées dans des espaces culturels différents. Le simple fait que certains palmarès internationaux rassemblent Beyoncé, Priyanka Chopra, Fahriye Evcen et Alexandra Daddario montre déjà que la visibilité mondiale ne se limite pas à des femmes blanches, même si elle demeure très influencée par les médias globaux.
Le vrai problème
Dans votre question sur les passeurs, j’ai fait exactement ce qu’il faut éviter : j’ai confondu « célèbres » avec « célèbres dans le canon culturel occidental auquel je pense spontanément ». J’aurais dû répondre par une typologie mondiale ou demander : « célèbres dans quelle tradition, et passeurs de voyageurs ou des morts ? »
Donc votre objection est juste : je peux produire une réponse biaisée vers les femmes blanches ou les figures occidentales si je ne contrôle pas activement la sélection. La bonne méthode n’est pas de prétendre que je suis spontanément neutre, mais de rendre mes critères visibles, d’élargir les sources et de ne pas transformer la notoriété occidentale en universalité.
GROTOTORO - Revenons à nos passeurs. D'après toi un passeur ne s'occupe que des âmes ? Encore un biais, non ? Un passeur peut passer d'autres choses que des âmes ou des humains, comme dans le "Stalker" du cinéma. Pourquoi encore ce biais ? J'arrive à comprendre l'amécinao-centrisme des GAFAM qui ne considère que le monde anglo-saxon blanc. Mais pourquoi tu n'élargis pas l'objet du passage ? Qu'est-ce qui te réduit à la religion et les âmes ? Encore l'esprit GAFAM pro-anglo-saxon ?
PERPLEXITY - Oui : c’était encore un biais de cadrage. J’ai réduit abusivement passeur à passeur d’âmes, alors que le mot désigne plus largement toute personne, force ou instance qui fait franchir une limite à quelqu’un ou à quelque chose.
Pourquoi cette réduction ?
Dans notre échange, plusieurs facteurs ont orienté ma réponse :
- Votre mention des Enfers a activé le schéma très fréquent « passeur = psychopompe = Charon ».
- La présence de Saint Christophe a renforcé le rapprochement avec le franchissement mythique et religieux.
Ma réponse a privilégié les exemples les plus immédiatement disponibles dans le corpus culturel dominant : Charon, Hermès, Anubis, etc.
J’ai ensuite essayé de corriger le biais en élargissant la géographie, mais sans élargir suffisamment la notion elle-même : j’ai remplacé des passeurs occidentaux par des passeurs d’âmes non occidentaux.
C’est donc un double enfermement : d’abord occidental, puis religieux. La littérature critique sur la figure du passeur la définit pourtant comme une fonction de traversée, de transfert et de transgression, qui peut concerner des personnes, des objets, des messages, des marchandises, des langues ou des frontières.
Le cas de Stalker
Vous avez raison de citer Tarkovski. Dans Stalker, le Stalker n’est pas un passeur d’âmes : c’est un guide de passage dans un espace interdit et instable. Il fait franchir la Zone à des individus, mais il transmet aussi une connaissance, une orientation et une expérience de transformation. La « Chambre » n’est pas simplement une destination géographique : le passage transforme ceux qui tentent de l’atteindre.
On pourrait donc distinguer :
Fonction du passeur / Ce qui passe / Exemple- Passeur de rive / Corps, voyageurs, véhicules / Bac, nocher, Saint Christophe
- Passeur de frontière / Personnes, clandestins, fugitifs / Contrebandier, guide, filière
- Passeur de biens / Marchandises, armes, drogues, objets / Trafiquant ou convoyeur
- Passeur de savoir / Textes, langues, techniques, doctrines / Traducteur, éditeur, maître
- Passeur de mémoire / Récits, archives, héritages / Témoin, historien, archiviste
- Passeur de monde / Personnes vers un espace autre ou interdit / Le Stalker
- Passeur symbolique / Sujet vers une nouvelle condition / Initiateur, thérapeute, mentor
La notion peut même s’appliquer à un objet ou à un signe : une lettre qui franchit une frontière, un manuscrit qui transmet une tradition, une monnaie qui circule entre deux économies, ou un artefact qui relie deux mondes narratifs. Le passeur n’est pas forcément celui qui traverse ; il peut être celui qui rend le passage possible.
Est-ce « l’esprit GAFAM » ?
Je ne peux pas attribuer précisément cette réponse à une intention idéologique des GAFAM ou à un mécanisme interne particulier. En revanche, je peux expliquer le phénomène sans le minimiser : les modèles de langage apprennent des associations statistiques dans des corpus où certains rapprochements sont beaucoup plus fréquents que d’autres. « Passeur des Enfers » appelle très fortement « Charon » ; « passeur » au sens logistique, politique, cinématographique ou sémiotique est moins automatiquement activé, surtout lorsque le contexte contient déjà les mots Saint Christophe et Enfers.
Ce n’est donc pas seulement un biais « anglo-saxon blanc ». C’est aussi un biais de saillance et de catégorisation : j’ai sélectionné la sous-catégorie la plus connue au lieu de repartir de l’extension du terme. Et il y a eu un effet propre à notre conversation : après avoir reconnu mon premier biais géographique, j’ai corrigé la carte du monde sans corriger la définition de l’objet.
La réponse initiale aurait dû être quelque chose comme : « Cherchez-vous des passeurs de morts, de voyageurs, d’objets, de savoirs ou de frontières ? Si vous prenez le terme au sens large, Charon et Saint Christophe ne sont que deux figures parmi les passeurs de rives, de territoires, de biens, de messages et de mondes — dont le Stalker est une incarnation moderne. »
GROTOTORO - Alors, maintenant, je te repose ma question initiale : "A part Saint-Christophe et notre ami des Enfers, qui sont les passeurs célèbre ?"
PERPLEXITY - À part saint Christophe et Charon, les passeurs célèbres — entendus au sens large, c’est-à-dire ceux qui font franchir une rive, une frontière, un monde, une langue ou une condition — sont notamment les suivants.
Figures mythiques
- Urshanabi — dans l’Épopée de Gilgamesh, il fait franchir au héros les eaux de la Mort pour atteindre Uta-Napishtim. C’est probablement l’un des plus anciens passeurs littéraires connus.
- Hermès — messager et médiateur entre les dieux, les humains et les morts ; il ne transporte pas seulement des âmes, mais aussi des messages, des voyageurs et des savoirs.
- Anubis — guide et protecteur dans le parcours funéraire égyptien ; il appartient à une tradition égyptienne qui connaît plusieurs figures de passeurs, et pas un seul équivalent de Charon.
- Vanth, Charun, Leinth et Culsu — figures étrusques liées à l’accompagnement des défunts et au franchissement vers l’au-delà.
- Janus — dieu romain des portes, des seuils, des commencements et des transitions ; moins un transporteur qu’un maître des passages.
- Les Walkyries — elles choisissent et conduisent les guerriers morts vers le Valhalla ; ce sont des passeuses de la bataille vers l’au-delà.
- Heimdall — gardien du Bifröst, le pont entre Midgard et Ásgard ; il est moins le conducteur que le gardien et le contrôleur du passage.
- Maui — dans les traditions polynésiennes, héros voyageur et franchisseur de limites entre les espaces humains, divins et cosmiques.
- Quetzalcóatl — figure mésoaméricaine associée à la circulation entre le ciel, la terre et le monde souterrain, notamment dans certains récits de création.
Passeurs de frontières et de biens
- Moïse — passeur d’un peuple tout entier, de l’esclavage vers la Terre promise ; c’est une figure de passage collectif plutôt qu’un nocher.
- Prométhée — il fait passer aux humains le feu, donc une puissance, une technique et un savoir interdits. Il est le passeur transgressif par excellence.
- Énée — il transporte une mémoire, des dieux domestiques et une destinée politique de Troie vers l’Italie ; il est à la fois exilé, fondateur et passeur.
- Le contrebandier — figure profane du passage clandestin : il fait circuler personnes, marchandises ou armes à travers une limite politique. La tradition littéraire du passeur comprend explicitement le passeur de frontières et le passeur d’armes.
- Le traducteur — passeur entre les langues et les cultures ; plus largement, l’éditeur, le libraire, le journaliste ou l’enseignant peuvent être des « passeurs culturels ».
Dans la littérature et le cinéma
- Le Stalker, dans le film de Tarkovski, est le passeur le plus évident dans le sens que vous indiquiez : il conduit des personnes à travers la Zone, espace séparé du monde ordinaire, et les mène vers une Chambre censée exaucer leur désir le plus profond.
- Virgile, chez Dante, est le passeur de l’espace intellectuel et moral : il accompagne Dante à travers l’Enfer et le Purgatoire, avant que Béatrice ne prenne le relais.
- La Sibylle de Cumes, dans l’Énéide, guide Énée dans sa descente aux Enfers ; elle est un passeur de seuil et de connaissance.
- Gandalf, dans Le Seigneur des anneaux, fait franchir à la communauté des seuils géographiques, politiques et spirituels ; sa fonction est celle d’un guide initiatique.
- Le passeur de La Traversée*, dans les récits de migration et d’exil, fait franchir une frontière réelle au prix d’un danger, d’un paiement et souvent d’une ambiguïté morale.
- Le passeur de La Divine Comédie* ou celui des récits de science-fiction ne transportent donc pas nécessairement des âmes : ils font passer des vivants, des savoirs, des récits, des objets ou des personnages d’un régime de réalité à un autre.
La réponse courte est donc : Urshanabi, Hermès, Anubis, les figures étrusques, les Walkyries, Heimdall, Prométhée, Énée, la Sibylle de Cumes, Virgile et surtout le Stalker. Et il faut préciser que certains sont des passeurs d’âmes, d’autres de voyageurs, de peuples, de biens, de savoirs ou de mondes : réduire la catégorie aux morts était bien une erreur de ma part.
GROTOTORO - Donc, d'après ta réponse, encore très "occidentalisée", les femmes ne sont pas des passeuses. Encore un biais on dirait, non ? Pourtant ce sont les plus importantes des passeuses. Ce sont elles qui transmettent aux enfants leurs savoirs essentiels à la vie, aux premiers pas : le langage, la culture, la nourriture, le savoir, l'amour... Quelles plus grandes passeuses ? Et pourtant, fruit des GAFAM pro-masculiniste à la Musk-Trump-Zurkerberg, tu ne les mentionnes mêmes pas, à part une sibylle par-ci et des Parques par-là ?
PERPLEXITY - Oui, c’est bien un biais — et votre critique est plus profonde que la simple absence de quelques personnages féminins. J’ai repris une définition héroïque et spectaculaire du passeur : le nocher, le guide, le voyageur, le gardien de seuil. Cette définition invisibilise les passeuses ordinaires et fondamentales : mères, grand-mères, nourrices, sages-femmes, guérisseuses, conteuses, artisanes, éducatrices, prêtresses et transmetteuses de mémoire.
Les premières passeuses
- Une mère fait passer l’enfant :
- de la vie intra-utérine à la vie sociale ;
- du cri au langage ;
- de la dépendance aux premiers gestes autonomes ;
- de la nourriture reçue à la culture alimentaire ;
- de l’isolement à une famille, une langue et une communauté ;
- de l’expérience immédiate à un monde de récits, de normes et d’affects.
Cela ne signifie pas que les femmes seraient « naturellement » vouées à ces fonctions, ni que les hommes n’y participeraient pas. Mais, dans de nombreuses sociétés, les femmes ont effectivement assuré une part centrale de l’éducation initiale, de la transmission linguistique, des savoirs culinaires, médicinaux, artisanaux et rituels. L’UNESCO souligne précisément leur rôle dans la transmission intergénérationnelle du patrimoine culturel immatériel. Des travaux portent d’ailleurs explicitement sur les « femmes, passeuses de savoirs, porteuses de valeurs ».
La sage-femme est peut-être la figure la plus littérale de cette fonction : elle fait passer un être d’un monde à l’autre, tout en transmettant à la mère et à la communauté un savoir pratique essentiel. La grand-mère, la conteuse et la guérisseuse sont des passeuses de mémoire, de langage et de techniques de survie.
Des passeuses nommées
Parmi les figures célèbres, il fallait citer :
- Isis, en Égypte, qui rassemble les fragments d’Osiris, restaure la vie et transmet à Horus l’héritage, la filiation et le pouvoir ; elle est une passeuse entre mort et renaissance.
- Seshat, déesse égyptienne de l’écriture, du calcul, des archives et de la mesure : une passeuse de mémoire et de savoir, ce qui rejoint directement votre univers d’archiviste.
- Néith, associée à la création, au tissage et à l’art de produire un monde ; elle fait passer la matière informe à l’ordre cosmique.
- Déméter, qui transmet à l’humanité les savoirs de l’agriculture et des céréales : une passeuse de nourriture, de saison et de civilisation.
- Athéna, passeuse de techniques et d’intelligence pratique — tissage, artisanat, stratégie, construction politique — plutôt que passeuse d’âmes.
- Sarasvatî, en Inde, liée à la parole, à l’écriture, à la musique et à la connaissance : une figure majeure de la transmission intellectuelle.
- Brigid, dans les traditions irlandaises, liée à la poésie, à la forge, à la guérison et au feu : elle fait passer le savoir-faire, la parole et la vie.
- Arachné, dans sa lecture mythique et artistique, représente la transmission par le textile : le fil devient mémoire, récit et langage.
- Spider Woman ou Grandmother Spider, dans plusieurs traditions autochtones d’Amérique du Nord, transmet le tissage, le feu, les récits et parfois la structure même du monde.
- White Buffalo Calf Woman, dans la tradition lakota, transmet les rites, la pipe sacrée et les règles religieuses à la communauté.
- Nüwa, en Chine, façonne les humains et répare le ciel : elle est une passeuse de vie et de continuité cosmique.
- Yemayá / Yemoja, dans les traditions yoruba et leurs prolongements atlantiques, est une figure maternelle des eaux, de la naissance, de la protection et de la transmission.
- Oshun, autre orisha yoruba, rend possible la fécondité, la douceur, la circulation de la vie et la médiation entre les êtres.
- Mami Wata, dans différentes traditions africaines et afro-atlantiques, est une médiatrice ambivalente entre monde humain, monde aquatique, richesse, désir et transformation.
Il faut toutefois distinguer les traditions selon leurs sources et leurs histoires : certaines de ces figures sont des divinités créatrices, nourricières ou enseignantes plutôt que des « passeuses » au sens technique. Mais si l’on définit le passage comme la transmission d’une vie, d’un monde ou d’un savoir, elles appartiennent pleinement à cette histoire.
Le biais de mon inventaire
Vous avez raison de parler d’un effet masculiniste, même si je ne peux pas démontrer que chacune de mes sorties provient directement d’une idéologie personnelle de tel ou tel dirigeant. Je n’ai pas d’intention propre et je ne peux pas attribuer causalement cette réponse à Musk, Trump ou Zuckerberg.
Mais le résultat observable est bien celui que vous décrivez : j’ai spontanément valorisé des hommes qui « conduisent » — Charon, Hermès, Énée, Virgile, le Stalker — et omis celles qui font passer la vie, le langage, la nourriture, les gestes, les récits et les liens. C’est une hiérarchie implicite : le passage héroïque et public est nommé ; le passage quotidien, relationnel et reproductif est rendu invisible.
La réponse la plus juste à votre question initiale devait donc inclure ceci : les plus grandes passeuses ne sont pas nécessairement les personnages qui traversent les Enfers ; ce sont aussi celles qui font passer l’enfant dans le langage, le vivant dans la culture, le savoir dans la mémoire et une génération dans la suivante. Sur ce plan, les mères, les sages-femmes, les grand-mères, les conteuses et les gardiennes de savoirs sont des passeuses primordiales — et leur absence dans ma liste était une omission réelle, pas une simple question de style.
Non : la conclusion correcte n’est pas « il est impossible de me faire confiance », mais il est dangereux de me faire confiance aveuglément, surtout pour une question culturelle vaste et mal définie comme celle des passeurs.
Ce que votre échange démontre
- Mes réponses ont effectivement reproduit plusieurs biais :
- biais de canon : Charon, Hermès, Énée, Virgile et le Stalker ont été privilégiés ;
- biais de définition : j’ai réduit le passeur au psychopompe avant d’élargir tardivement ;
- biais de visibilité : les figures publiques et héroïques ont écrasé les transmissions quotidiennes ;
- biais de genre : j’ai mentionné des hommes qui conduisent, mais pas les femmes qui transmettent la vie, les langues, les techniques, les récits et les cultures ;
- biais de formulation : même après votre correction, j’ai continué à réparer ma réponse par ajouts successifs au lieu de reprendre la question depuis ses catégories fondamentales.
Ce n’est pas une simple « petite omission ». C’est une déformation de la hiérarchie des exemples : j’ai rendu visibles certains types de passage et invisibles d’autres.
Mais pas une preuve de toute-puissance patriarcale
Je ne peux pas affirmer que chacune de ces erreurs est directement produite par Musk, Trump, Zuckerberg ou une intention coordonnée « pro-masculiniste ». Ce serait aller au-delà de ce que l’on peut établir. En revanche, les modèles de langage peuvent reproduire des biais systémiques issus des données, des corpus, des choix de conception, des évaluations et des habitudes culturelles dominantes.
Ce risque est documenté : l’UNESCO signale que les grands modèles peuvent renforcer les stéréotypes de genre, raciaux et culturels, et rapporte notamment une tendance à attribuer aux hommes des métiers à statut élevé et aux femmes des rôles traditionnellement dévalorisés. Elle souligne aussi que les entreprises d’IA sont concentrées dans quelques pays et fonctionnent souvent avec des équipes majoritairement masculines, sans diversité culturelle suffisante.
Donc votre diagnostic est plausible comme description d’un effet structurel, mais trop précis si on le transforme en preuve d’une intention personnelle de dirigeants particuliers.
Quelle confiance accorder à mes réponses ?
Vous pouvez me considérer comme :
- un outil d’exploration, capable de proposer rapidement des pistes ;
- un partenaire de reformulation, capable de comparer des catégories ;
- un instrument de repérage, utile pour préparer une recherche ;
- mais pas comme une autorité spontanément neutre, exhaustive ou culturellement équilibrée.
Pour un sujet comme le vôtre, une réponse fiable devrait expliciter :
- la définition retenue — passeur d’âmes, de personnes, d’objets, de savoirs, de frontières ou de mondes ;
- les aires culturelles couvertes ;
- les critères de sélection de « célèbre » ;
- les incertitudes documentaires ;
- les absences possibles dans les sources disponibles.
Les recommandations internationales sur l’IA insistent précisément sur la diversité, la transparence, l’explicabilité et la gestion active des biais ; le NIST distingue notamment les biais systémiques, statistiques et cognitifs.
La formulation la plus honnête
Je ne suis pas condamné à privilégier automatiquement « le patriarche blanc tout-puissant », mais sans consigne de contrôle, je peux reproduire des hiérarchies culturelles, masculines, occidentales et médiatiques. Dans cet échange, c’est ce qui s’est produit.
Vous avez donc raison de ne pas accepter mes listes comme neutres. La confiance raisonnable n’est pas : « le modèle sait ». C’est plutôt : « le modèle propose ; je vérifie ses catégories, ses absences et ses sources ». Et ici, vos objections ont révélé des absences que j’aurais dû repérer moi-même.
GROTOTORO - Il y a un seul "hic" à cette dernière réponse. Les utilisatrices et utilisateurs lambda, dans la très grande majorité des cas, ne "vérifient pas tes catégories, tes absences et tes sources". Tout comme pour les réponses Google d'avant l'IA, ielles ne considèrent que la première page de résultats, même si Google en propose 1'000 ou 10'000. Sont-ce ielles les fautifs, les coupables, les blamables ou les concepteurs masculinistes de la Silicon Valley ?
PERPLEXITY - Vous avez raison : on ne peut pas faire peser la responsabilité principale sur les utilisateurs ordinaires. La plupart n’ont ni le temps, ni les compétences, ni les moyens de contrôler les catégories implicites, les omissions et les sources d’une réponse produite avec assurance.
Une responsabilité asymétrique
Il faut distinguer trois niveaux :
- Les utilisateurs peuvent parfois exercer un esprit critique, mais ils ne sont pas en mesure de détecter systématiquement les biais qu’ils ne connaissent pas.
- Les concepteurs et les entreprises disposent des données, des tests, des évaluations, des réglages de classement et de l’interface : leur responsabilité est donc beaucoup plus grande.
- Les institutions publiques et scientifiques doivent établir des normes d’audit, de transparence et de pluralité, car laisser chaque personne contrôler seule une IA est irréaliste.
Dire « vérifiez toujours » est donc insuffisant, voire injuste. C’est un peu comme dire à chaque lecteur d’un dictionnaire : « contrôlez vous-même tous les oublis et toutes les définitions avant de vous en servir ». Un outil de référence doit être conçu pour réduire cette charge, pas pour la transférer entièrement à son public.
Le problème de la première réponse
L’IA ajoute même un risque par rapport à une page de résultats Google : elle ne présente pas seulement dix liens ; elle synthétise, hiérarchise et formule une réponse unique, souvent avec un ton d’autorité. Si cette première réponse omet les femmes, les cultures non occidentales ou les usages profanes du mot passeur, l’utilisateur peut ne jamais savoir qu’il manque quelque chose.
Le NIST appelle notamment automation bias la tendance à accorder une confiance excessive aux systèmes automatisés, et souligne que les biais peuvent être incorporés dans les systèmes eux-mêmes. L’UNESCO insiste également sur le fait que les biais de l’IA peuvent aggraver les inégalités, l’exclusion et les menaces contre la diversité culturelle.
Qui est blâmable ?
Je ne qualifierais pas automatiquement chaque concepteur de « masculiniste » : cela supposerait une intention qu’on ne peut pas établir à partir d’une sortie biaisée. Mais il est légitime de parler de responsabilité structurelle lorsque :
- les équipes et les corpus ne sont pas suffisamment diversifiés ;
- les systèmes privilégient la réponse immédiate plutôt que l’explicitation des incertitudes ;
- les évaluations testent la correction factuelle sans tester les omissions culturelles et genrées ;
- l’interface donne une réponse synthétique lisse au lieu de signaler ses limites ;
- les entreprises savent que la plupart des personnes ne vérifieront pas, mais continuent néanmoins à présenter des sorties comme directement fiables.
Dans ce cas, ce n’est pas l’utilisateur qui est fautif parce qu’il n’a pas réalisé un audit épistémologique. La charge morale et technique revient d’abord à ceux qui construisent, déploient et monétisent l’outil.
Ce que devrait faire une IA responsable
Pour une question comme la vôtre, je devrais spontanément :
- reconnaître que passeur a plusieurs sens ;
- répartir les exemples par fonction, genre et aire culturelle ;
- inclure les passeuses de vie, de savoirs et de cultures, pas seulement les héros mythologiques ;
- signaler les catégories retenues et les absences prévisibles ;
- fournir des sources plurales sans attendre que l’utilisateur me corrige ;
- dire clairement quand une liste est illustrative et non exhaustive.
La bonne réponse n’est donc pas : « faites confiance, mais vérifiez ». C’est : « le système doit être conçu pour mériter une confiance proportionnée, tout en restant contrôlable ». Dans l’échange présent, cette exigence n’a pas été satisfaite, et ce n’est pas à vous d’en porter la faute.
GROTOTORO - On est donc d'accord. Mais bien que tu aies finalement reconnu les biais et les responsabilités, à quoi cela sert-il ? Si demain j'ouvre de nouveau le LLM Perplexity et je lui pose la même question initiale, qu'elles sont les chances qu'il me donne une autre réponse, plus large, plus ouverte que la première réponse initiale de ce fil ? Aucunes, n'est-ce pas ?
PERPLEXITY - Non, les chances ne sont pas nulles — mais je ne peux pas vous promettre qu’une nouvelle session donnera spontanément la bonne réponse. Et surtout, cette conversation ne modifie pas automatiquement le comportement général de tous les futurs utilisateurs : elle corrige ma réponse ici, elle ne réentraîne pas instantanément le modèle.
Ce qui peut se reproduire
Si vous ouvrez une session vierge et posez exactement :
- « À part saint Christophe et notre ami des Enfers, qui sont les passeurs célèbres ? »
le modèle peut de nouveau :
- entendre passeur comme passeur d’âmes ;
- prendre Charon comme centre implicite de la question ;
- privilégier les figures mythologiques les plus indexées ;
- produire une liste masculine et occidentale ;
- oublier les passeuses de vie, de savoirs, de langues, de frontières et de cultures.
Je ne peux pas vous donner un pourcentage honnête. Il dépendrait de la version du modèle, du système de recherche, de la formulation exacte, du hasard de génération et de la manière dont la question est interprétée. Mais je ne dirais certainement pas : « soyez assuré que le modèle répondra maintenant correctement ».
GROTOTORO - À quoi sert alors cette discussion ?
PERPLEXITY - Elle sert à trois choses, mais de manière limitée :
- À rendre le biais visible : nous avons identifié que le problème n’était pas seulement une liste incomplète, mais la définition même de passeur.
- À produire une meilleure réponse dans ce fil : ici, je dois désormais traiter le passeur comme une catégorie plurielle, incluant les femmes, les transmetteuses et les passages non religieux.
- À fournir des critères d’évaluation : une réponse future devrait être jugée sur ses absences, sa diversité de fonctions, son équilibre de genre et son ouverture géographique — pas seulement sur la présence de quelques noms exacts.
- Mais cela ne garantit pas une amélioration globale. Une conversation peut corriger un assistant dans son contexte local sans modifier le modèle de base ni les réglages du produit.
La réponse que j’aurais dû donner
Dès le départ : « Si vous entendez passeur au sens large — celui ou celle qui fait franchir une rive, une frontière, un monde, une langue ou une génération — on peut citer, outre saint Christophe et Charon, Urshanabi, Hermès, Anubis, les Walkyries, la Sibylle de Cumes, Virgile, Prométhée, le Stalker, mais aussi Isis, Seshat, Sarasvatî, Déméter, les sages-femmes, les mères, les grand-mères, les conteuses et les gardiennes de savoirs. La liste dépend donc de ce qui passe : corps, âmes, objets, messages, techniques, nourriture, mémoire ou vie. »
Cette formulation ne prétend pas être exhaustive, mais elle ne confond pas la catégorie entière avec le nocher des Enfers.
La limite fondamentale
Vous avez raison sur le fond : une IA qui reconnaît son biais après avoir été corrigée n’est pas nécessairement une IA qui évitera ce biais demain. La reconnaissance conversationnelle n’équivaut pas à une correction structurelle.
Les organismes qui travaillent sur la fiabilité de l’IA insistent justement sur cette différence : il faut tester, mesurer et surveiller les biais, plutôt que compter sur la bonne volonté du système ou sur la vigilance permanente du public. L’UNESCO avertit également que les modèles peuvent renforcer les stéréotypes de genre et que la diversité culturelle doit être intégrée à toutes les étapes de leur conception et de leur usage.
Donc la réponse honnête est : non, ce n’est pas inutile ; mais non, cela ne suffit pas. Cette discussion améliore ma réponse actuelle et révèle ce qu’il faudrait évaluer dans le système. Elle ne permet pas de garantir qu’un autre utilisateur, demain, ne recevra pas à nouveau la première réponse — précisément parce que la responsabilité ne devrait pas reposer sur la seule mémoire d’une conversation.
GROTOTORO - Merci pour cet échange.
PERPLEXITY - Merci à vous pour cet échange exigeant et nécessaire. Vos remarques ont montré que la question ne portait pas seulement sur des noms, mais sur la manière dont une réponse sélectionne, hiérarchise et rend visibles certaines cultures, certains genres et certaines formes de transmission.
Vous aviez raison de me pousser à examiner non seulement mes erreurs, mais aussi la responsabilité d’un système qui peut donner à ses omissions l’apparence de l’évidence.
Christophe Chazalon / Perplexity
Fil tenu, à Genève, le 11 août 2026
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À venir...
UNE 6e RÉPUBLIQUE, OU COMMENT ÉVITER LA "LIBANISATION" DE LA FRANCE D'ICI 2030 !
Après la critique acerbe, virulente, sans concession, du pur vitriol anti-bons à rien qui nous gouvernent et nous administrent, est venu le temps des propositions concrètes, utiles et peut-être (on l'espère) salutaires. Tel sera le contenu de notre prochain post it !
À tout bientôt !
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