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"N'oubliez pas vos doutes... Méfiez-vous! L'esprit de celui qui croit est un esprit qui stagne. Il ne se développe pas vers l'extérieur, dans un univers infini."
Frank Herbert, Les hérétiques de Dune
L'ultra-capitalisme ou quand les millardaires veulent tuer la démocratie sur Terre ! (2026)
Enfin un livre qui synthétise clairement et avec précision notre vision du monde d'aujourd'hui, et le futur qui semble être réservé à nos démocraties en péril. Quinn SLOBODIAN l'a publié en 2023, mais il a fallu attendre 2025 pour qu'une version française voit le jour au Seuil. Son titre est des plus simples et des plus clairs : Le capitalisme de l'Apocalypse ou le rêve d'un monde sans démocratie. Dès le premier chapitre, Slobodian explique ce dont les ultra-riches et très riches vivants sur cette planète rêvent au quotidien : toujours plus d'argent. Et pour ce faire, une seule solution. Éradiquer la démocratie au profit de l'ultra-capitalisme. Deux passages suffiront à illustrer ces propos.
À la fin des années 1980, s'inspirant du classement Freedom in the World établi chaque année par l'ONG de soutien à la démocratie et aux liberté Freedom House, [Alvin] Rabushka et [Milton] Friedman organisent une série d'ateliers pour concevoir leur propre indice de liberté économique (Economic Freedom of the World). Rompant délibérément avec ce que l'un des initiateurs appelle "le fétichisme de la démocratie", les participants classent les territoires du monde en fonction, entre autres indicateurs, de leur (faible) fiscalité, de l'ouverture de leurs frontières au commerce et de la facilité à y faire des affaires. Dès les premières publications, Hong Kong figure en tête du classement (place qu'elle conservera pendant les deux décennies suivantes). Dans les critères utilisés pour établir l'indice, la démocratie n'est pas une évidence et constitue une question discutable, la stabilité monétaire est primordiale et tout développement de services sociaux est synonyme de recul dans le classement. Les auteurs de l'indice qualifient de "travail forcé" tout ce qui relève du "droit à l'alimentation, à l'habillement, aux services de santé, au logement ou à un revenu minimum". Ils établissent par ailleurs un parallèle entre mécanismes de redistribution et "esclavagisme". Pour eux, l'impôt est synonyme de vol, purement et simplement. (p. 46)
Les fétichistes du tout argent travaillent depuis les années 1980, celles des Golden Boys et de l'euphorie financière, à une destruction méthodique des démocraties en vue d'un seul but : devenir plus riches. Peu importe les humains. Ils ne valent pas plus que des robots. Ils sont des "outils" jetables et facilement remplaçables. Ils sont des moyens, pas un but ! Après tout,... ils n'ont qu'à être ultra-riches !
Hong Kong est le modèle par excellence de leur pensée : un bout de terre sans taxe ni démocratie réelle, incluse dans un grand pays autoritaire. Et de fait, c'est un pilote dont se sont servis les gouvernements chinois successifs et qui est porté aux nues par Xi Jinping qui rêve (le dernier nettoyage des hauts gradés de l'armée chinoise le montrent - web) d'être le nouvel empereur de Chine, et plus encore, du monde (eh oui ! rien que cela), et ceci, en réponse aux humiliantes guerres de l'opium qui ont ridiculisées l'Empire du milieu (Zhõngguó, dont la traduction est ici parfaite) qui ont pourtant eu lieu au XIXe siècle. (web) La rancune chinoise est des plus tenaces. Il faut dire que l'humiliation a été excessive de la part des impérialistes occidentaux. Aussi la seconde citation tirée de l'ouvrage de Slobodian porte-t-elle sur la classe dirigeante de Hong Kong, qui n'est pas une démocratie véritable et où les 10 plus riches familles détiennent aujourd'hui 35% du PIB.
En 2014, alors que les revendications en faveur de l'autodétermination atteignent leur paroxysme lors du mouvement dit des parapluies, le chef de l'exécutif de Hong Kong, Leung Chun-ying, ancien promotteur immobilier, reprend alors ouvertement la logique de Friedman. Interrogé sur les raisons pour lesquelles il s'oppose à des élections ouvertes aux citoyens ordinaires, il explique sans ambages que l'élargissement du droit de vote à tout un chacun donnerait plus de pouvoir aux pauvres et conduirait aux "types de politiques" qui favorisent le développement de l'État-providence, au détriment de politiques favorables aux entreprises. Pour lui, le choix à faire entre liberté économique et politique est on ne peut plus clair." (p. 48)
L'impérialisme renaissant ou la guerre des ultra-riches vs les ultras-pauvres, les pauvres et la classe moyenne
Trump, Poutine, XiJinping, Erdogan, Milei, les propriétaires des GAFAMs, les adeptes du Forum de Davos and Co sont tous unis sous cette bannière de l'ultra-capitalisme (ou libéralisme) et visent avec toute leur puissance financière et politique à réduire les peuples en esclavage, les poussant à vivre dans la mendicité, sans accès aux soins, à l'éducation, à un toit ou à une nourriture variée et de qualité. Les dystopies Hunger Games, Soleil Vert, 1984 ou encore La servante écarlate ne seraient plus imaginaires, mais bien réelles. De fait, la méga-ploutocratie mondiale se rêve en despotes tout puissants, maîtres du monde, des humains et des choses justes pour gagner toujours plus d'argent. On se répète, mais "gagner toujours plus d'argent" est leur seul but quoi qu'on y fasse. Il n'y a pas d'autres idéologies derrière, à part une vague fumisterie de voyage dans l'espace, de colonisation planétaire et autres fadaises aujourd'hui irréalisables, pas plus que de devenir immortel.
Alors, elle est pas belle la vie selon ce cher Milton Friedman, nobelisé pour son grand génie ? Pas étonnant que Trump rêve de prix Nobel. De "noble" à "Nobel", il n'y a qu'une interversion de lettre après-tout comme on le verra plus loin.
Aussi :
- Si on donne 1 euro par seconde à un individu, il est millionnaire en moins de 12 jours.
- Si on donne 1 euros par seconde à un individu, il est milliardaire en plus de 31 ans et 8 mois.
- Si on donne 1 euros par seconde à un individu, il est centimillardaire en à peu près 3'168 ans !
Cela est-il plus parlant pour vous ? Plus clair ? Quoi qu'il en soit, un milliardaire ne parvient déjà pas à dépenser sa fortune au quotidien. Autres petits calculs empli de raisonnabilité : un milliard placé de façon « prudente » rapporte typiquement entre 2 % et 5 % par an selon le type de placements. Donc, selon le niveau de risque et de rendement, un milliardaire peut dépenser de l’ordre de 55 000 € à 110 000 € par jour uniquement avec les intérêts, sans entamer sérieusement son capital.
Alors que dire d'un individu qui possède 10 milliards ? 100 milliards ? 500 milliards ? Et qui en plus ne paie quasiment aucun impôt par optimisation fiscale absolue... En 2025, le magazine Forbes dénombrait 3'028 milliardaires dans le monde, un record historique, qui possèdent à eux seuls 18'300 milliards de dollars (OXFAM). Et 13 des 15 "centibillionaires" sont américains, le Français Bernard Arnault (LVMH) et l'Espagnol Amancio Ortega Gaona (Zara) complètent le podium. La nationalité des ces ultra-riches est symptomatique du Mal qui frappe la planète. Les 3 premiers pays comprennent à eux seuls 50% des milliardaires : (web)
- USA : 902 / 6'800 milliards $
- Chine : 450 / 1'700 milliards $
- Inde : 205 / 941 milliards $
- Allemagne : 171 / 793 milliards $
- Russie : 140 / 580 milliards $
- Canada : 76 / 359 milliards $
- Italie : 74 / 339 milliards $
- Hong Kong : 66 / 335 milliards $
- Brésil : 56 / 212 milliards $
- Royaume Uni : 55 / 238 milliards $
D'après l'OXFAM, la fortune des milliardaires a augmenté de... 81% depuis 2020 ! web
Les 10 plus riches des ultra-riches, rien qu'en 2025, ont ajoutés 729 milliards de dollars à leur fortune. L'ensemble des milliardaires a vu une augmentation du patrimoine de... 3'600 milliards de dollars en 2025. web
Toujours selon l'OXFAM, en France :
- Les 53 milliardaires français sont désormais plus riches que plus de 32 millions de personnes réunies, soit près de la moitié de la population.
- En 24 minutes en moyenne, un milliardaire gagne l’équivalent du revenu annuel moyen d’un Français, soit 42 438 euros.
- Depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron en 2017, la fortune des milliardaires français a doublé. Ce gain de plus de 220 milliards d’euros, concentré sur à peine 32 personnes, équivaut au financement de plus de 10 000 postes d’enseignants pendant près de 400 ans.
Toujours dans le même rapport, l'OXFAM constate que :
- L'ultra-richesse érode la démocratie et crée des inégalités politiques. [...] Selon l’enquête World Values Survey menée dans 66 pays, près de la moitié des personnes interrogées estiment qu’il est fréquent de voir les plus riches acheter les élections dans leur pays.
- L'éradication de la pauvreté [est ] menacée par l'accroissement vertigineux des inégalités.
- Les médias et les réseaux sociaux [sont] aux mains de quelques-uns
On le voit, l'analyse de Quinn Slobodian est aujourd'hui plus que jamais pertinente et annonce la mise en esclavage des peuples par les ultra-riches et leurs sous-fifres politicien(ne)s à très brève échéance. L'ONU, actuellement totalement abandonnée par les TRUMP-POUTINE-JINPING et consorts, estime que 808 millions de personnes vivraient dans l'extrême pauvreté en 2025, soit avec un revenu quotidien inférieur à 2 euros par jour. Et aussi que plus de la moitié de la population mondiale bénéficie d’au moins une forme de protection sociale. Mais 3,8 milliards de personnes n’ont toujours aucune couverture, ce qui les place dans des situations de vulnérabilité, de précarité et d’exclusion sociale. Pour rappel, la population mondiale est actuellement estimée à 8 milliards d'individus. web
L'ONU précise encore, que entre 2015 et 2023, la France est le seul pays européen à avoir connu une hausse de son taux de pauvreté, passant de 13,6 % à 15,4 %, malgré une amélioration globale de la richesse et du pouvoir d’achat.
L'épidémie de COVID-19, un point de bascule décisif vers l'ultra-capitalisme mondial
C'est qu'il y a un avant et un après COVID-19. Avant les pays occidentaux mettaient l'ONU au centre de l'échiquier avec pour but de réduire la pauvreté mondiale et cela a fonctionné. L'Observatoire des inégalités français précise :
Le nombre de personnes vivant sous le seuil d’extrême pauvreté (2,15 dollars par jour et par personne, l’équivalent de deux euros) a reculé d’1,3 milliard en trente ans, passant de deux milliards en 1992 à 713 millions en 2022, selon les estimations de la Banque mondiale. Une évolution d’autant plus impressionnante que la population mondiale a augmenté de 2,6 milliards d’individus sur la même période. Le taux d’extrême pauvreté a été divisé par quatre : 9 % de la population mondiale vit avec moins de 2,15 dollars par jour en 2022, contre 37 % en 1992. web
Or après l'épidémie de COVID-19, et plus encore avec le début du second mandat de Donald Trump (2025), aux USA, les pays occidentaux font machine arrière toute (web), vouant toute leur énergie à "soutenir" coûte que coûte l'économie et la défense, avec des investissement massif dans l'armement. On se croirait retourné dans les années 1980. Est-ce un hasard ? Et l'UE ne fait pas exception. On l'a vu, sous le double mandat du président français Emmanuel Macron, les ultra-riches ont doublé leur fortune, les multinationales et grandes entreprises du CAC40 font chaque année des bénéfices records (107 milliards de dividendes versés aux actionnaires rien qu'en 2025 - web), et ce en payant toujours moins d'impôts, etc. Toutes les résolutions écologiques et favorisant la biodiversité dans l'UE ont été réduites à peau de chagrin sous la pression des lobbies de l'industrie, particulièrement ceux des Allemands, favorisés par la présence à la tête de la Commission européenne d'une amoureuse de Trump et des traités internationaux de libre-échange, Ursula von der Leyen, qui a montré son vrai visage de soumission aux ultra-riches lors de la signature de l'accord sur les taxes douanières avec Trump, plongeant l'UE dans la plus grande honte qu'elle ait pu connaître à ce jour. Et ceci, c'est sans parler du Mercosur, un traité de libre échange passéiste et nocif pour les peuples européens, mais très bénéfique aux multinationales et aux grandes entreprises européennes, en particulier les constructeurs automobiles allemands, encore eux. Vendre des voitures et des machines outils à tout prix quitte à nourrir les Européen(ne)s avec de la merde industrielle (poulet à la javel, boeuf aux hormones, soja OGM, etc.) qui enrichit toujours plus les ultra-riches et autres milliardaires, mais détruit la planète et la santé des habitant(e)s ne fréquentant pas les restaurants 3 étoiles à vitesse grand V. Quant aux pseudos garanties de contrôle de la marchandise non conforme avancée, comme gage de sérieux et de sécurité, par les grands dirigeants de misère qui nous gouvernent, ils font rire les spécialistes et autres initiés, car les contrôles sont inexistants depuis des décennies. Un rapport de la Commission européenne estime qu'en 2024, seuls 82 produits sur un million (1'000'000) entrant dans l’Union européenne ont subi un contrôle de douane. (web) Nous serons donc bien protégé selon dame Ursula des ultra-riches non élue par ces peuples qu'elle écrase de son mépris clairement affiché.
Alors quelles solutions ?
La première solution, c'est le réveil des peuples par la colère, l'exaspération, le ras-le-bol... En gros, la Révolution française bis, mais cette fois-ci au niveau mondial. Les guillotines peuvent reprendre du service. Louis XIV, Marie-Antoinette et les sangs impurs bleus sous peau diaphane et poudrée seront remplacés par les ultra-riches, les millionnaires et leurs vassaux, les religieux par les politicien(ne)s de droite et d'extrême droite. Simple non ? Bon, c'est violent, et comme on ne cesse de l'écrire dans nos post it. Nous sommes non violents, ce d'autant plus, qu'excepté ce cas spécifique, la majeur partie des révolutions qui ont réussi, l'ont fait sans violence. Qu'on pense à l'approche du Mahatma Gandhi, autorité en la matière !
Mais il est vrai que la Révolution française était un cas de force majeur, comme cela devrait se passer en Iran, car les Iranien(ne)s d'aujourd'hui n'ont rien à attendre des gouvernements étrangers qui ne pensent.... qu'à l'argent et au profit. Une guerre civile, soutenue par eux, entraînerait une instabilité très défavorable pour l'économie mondiale (pétrole oblige, mais pas que). Donc, non les Occidentaux ne vont rien faire, comme ils n'ont rien fait en Palestine. Et Trump, n'ayant pas d'intérêts personnels pour faire du business en Iran, n'ira pas non plus ou juste en lâchant quelques bombes par ci par là pour le spectacle. Aux Irannien(ne)s de prendre les armes et de détruire leurs tyrans comme les Sans Culottes l'ont fait en 1789, avec des fourches, des faucilles, des bâtons s'il le faut. L'Union fait la force. La masse du peuple uni écrase tout si elle le veut vraiment. Rien ne peut l'arrêter, pas même des tanks, des gaz toxiques et toutes autres saloperies de la panoplie des salopards de l'Histoire à la Bachar al-Assad ou Saddam Hussein. Et les "Sans Culottes" me direz-vous ? Oui, "l'épithète sans-culotte, antérieure à la Révolution, désignait tout homme qui ne portait pas la culotte courte avec des bas (réservé aux nobles), mais un simple pantalon. C'était l'habit des travailleurs manuels, des ouvriers, des boutiquiers et des artisans". web) Ainsi, les « Sans-culottes » de France, excédés par les impôts toujours plus élevés et les dépenses extraordinaires de Marie Antoinette, alors qu'eux n'arrivaient même plus à acheter du pain devenu trop cher, voulaient la liberté, luttaient contre la vie chère et contre les prêtres catholiques qui n'acceptaient pas la Révolution. Ils voulaient que l'argent des plus riches soit redistribué aux plus pauvres." Est-ce que la violence était légitime, c'est un long débat. Mais le résultat est là et les démocraties occidentales se sont multipliées, prenant des formes différentes, mais permettant à de nombreux peuples de vivre mieux. Le capitalisme original a aussi eu du bon. C'est l'ultra-capitalisme actuel qui est nocif et dangereux, car il prône un retour à avant la Révolution française. Et de cela, qui en veut ?
Mais revenons à nos solutions non violentes. Tou(te)s les politicien(ne)s ne sont pas mauvais. Tou(te)s les politicien(ne)s ne sont pas vendu(e)s comme Notre Chère Ursula du Barry païvaesque aux stratosphères multinationales. Tou(te)s les politicien(ne)s ne penchent pas du côté obscur de la Force. Donc, le premier pas à faire pour les peuples, c'est d'aller voter, surtout ceux qui composent le premier parti de tous les pays de l'Union Européenne : l'abstention. Il faut donc rendre le vote obligatoire et simultanément comptabiliser le vote blanc. Là, on aurait de vraies élections. Bien sûr, la majorité des partis politiques sont contre, car c'est trop défavorable, en particulier pour les partis extrémistes de gauche comme de droite. Les partis centristes ou modérés pourraient dès lors dominer, équilibrant la démocratie vers le compromis ou le consensus, car les électeurs obligés voteraient « utilitaire » pour éviter un blanc majoritaire invalidant, et globalement, cela viderait les extrêmes et forcerait les vainqueurs à un consensus large, sous peine d’annulation ou de légitimité précaire.
Autre solution aujourd'hui utopique, mais qui sait demain ? Impossibilité pour un individu de posséder plus de 1 milliards (de dollars, d'euros, de francs suisses... peu importe). Oui ! Vous avez bien lu. Plus de richissimes Bezos, Arnauld, Gates and Co. Arrivé à un milliards, tout individu a atteint l'excellence financière et donc, doit être reconnu comme tel sans plus à avoir à faire plus d'argent. Chaque année, son compte serait automatiquement remis à 1 milliard qu'il dépense 100'000 ou 1 milliard, c'est la même chose. Chaque année, l'individu commencerait avec 1 milliard en poche qu'il serait libre de dépenser à sa guise. Cette somme ne serait pas transmissible à ses héritiers, à la suite de son décès. On pourrait fixer le montant de legs à 10 ou 15%. Quoi qu'il en soit, tout montant supérieur se verrait déduire le milliard d'octroi, et la différence serait retirée et répartie en trois fonds :
- fonds de compensation : il servirait à remplir les comptes des milliardaires en début de chaque année ;
- fonds de financement : il servirait à financer l'ONU et les organisations supra-gouvernementales attenantes. Ainsi l'ONU ne dépendrait plus des pays pour son financement et pourrait efficacement lutter contre la faim, les épidémies, les guerres, le développement des pays pauvres, etc.
- fonds d'investissement : il servirait à pallier au déficit de financement de l'innovation, qui est quand même un des points positif des ultra-riches et autres milliardaires. Par exemple : 50% startups deep tech, 30% infrastructures vertes, 20% R&D publique/privée.
Conclusion
Au final, ce qu'il faut retenir, c'est que le livre de Quinn Slobodian est une sérieuse mise en garde adressée à toutes et tous, sur notre avenir proche, un avenir vu par les libertariens de la tech et autres nababs trop riches pour être honnêtes. C'est un livre à lire pour mieux comprendre le pourquoi et le comment du changement d'ordre mondial actuel, post-COVID-19, un livre riche d'enseignements et profitable aux débats publics, en famille ou entre ami(e)s.
La grande question du jour est donc : faut-il que les démocraties occidentales perdurent ou doivent-elles impérativement mourir ? Là est toute la question du nouveau monde que dessine Trump, Poutine, Jinping, Thiel, Gates, Bezos, Zuckerberg, Arnault, Stérin, Musk and Co. Si c'est aussi le vôtre, tant mieux. Dans le cas contraire, il faudrait peut-être commencer à bouger, car arrivé à un certain point, tout retour en arrière sera impossible, sauf à lancer une nouvelle révolution ultra sanglante et meurtrière, bien plus que la Seconde Guerre mondiale, car là, tous les coups seront permis. Ca vous tente ?
Concluons sur un passage du premier ouvrage du vicomte de Chateaubriand, Essai sur les révolutions (1797), qui sonne étrangement aujourd'hui :
L'Europe, pressée entre un nouveau monde tout républicain et un ancien empire tout militaire, lequel a tressailli subitement au milieu du repos des armes, cette Europe a plus que jamais besoin de comprendre sa position pour se sauver. Qu'aux fautes politiques intérieures on mêle les fautes politiques extérieures, et la décomposition s'achèvera plus vite : le coup de canon dont on refuse quelquefois d'appuyer une cause juste, tôt ou tard on est obligé de le tirer dans une cause déplorable. (Pourrat frères, 1837, p. iv)
L'UE a failli en Palestine. L'UE est en train de faillir en Iran. Voilà pour les causes juste. Qu'en est-il de la "cause déplorable" ?
Christophe Chazalon
Genève, le 05/02/2026


